– BALANCE
Une contrainte fondamentale sur la productivité de l’agriculture est la sensibilité des plantes supérieures aux stress biotiques de l’environnement. L’infection des plantes par des agents pathogènes limite la croissance et le rendement, et crée des problèmes de santé et d’environnement. La demande globale croissante pour une production alimentaire durable et le besoin de réduire l’apport de pesticides conduisent à la recherche d’alternatives complémentaires pour le contrôle des maladies des plantes. L’importance et la complexité des voies métaboliques inductibles par les agents pathogènes et des hormones dérivées de ces voies, dans la régulation de l’immunité végétale sont claires.Cependant, les modes d’action de ces petites molécules bioactives, la localisation cellulaire de leur site de biosynthèse, leur transport de cellule à cellule, leur compartimentalisation, leur séquestration, leur remobilisation et leur dérivatisation dans les plantes saines demeurent peu connus. De même, peu de connaissances ont été acquises sur les mécanismes de cross-talk entre les différents systèmes hormonaux. Actuellement, il est connu que des hormones végétales telles que l’acide salicylique (SA), les jasmonates (JA) et l’éthylène, sont des signaux clé dans la réponse des plantes aux agents pathogènes. De plus, des hormones telles que les brassinostéroïdes, les auxines, les gibberellines, les cytokinines, l’acide abcissique et les oxylipines/signaux lipidiques autres que le JA, peuvent jouer également des rôles importants dans la modulation fine de la réponse de la plante aux stress environnementaux, tels que la ré-allocation de ressources métaboliques aux programmes de défense et de mort cellulaire qui sont coûteux en énergie. La dynamique des interactions protéines-protéines, les réseaux transcriptionnels et les voies métaboliques sont peu caractérisés, mais sont prédits pour réguler l’induction des défenses en réponse à différentes classes d’agents pathogènes. Afin d’accroître la tolérance des plantes aux stress et de maintenir la productivité en termes de rendement et de biomasse, il est nécessaire de comprendre la diversité moléculaire et les activités des métabolites de stress, leurs interactions avec les systèmes hormonaux et de traduire ces connaissances pour les espèces agronomiques. L’objectif du consortium ‘BALANCE’ est d’acquérir une meilleure comprehension du système d’immunité végétale en intégrant des strategies de « profiling » génomique, proteomique et métabolomique dans la plante modèle Arabidopsis et de transmettre ces connaissances pour une amélioration de l’espèce Brassica. Une expertise et des technologies complémentaires apportées par les partenaires seront mises à profit pour identifier des noeuds de regulation clé et de petits métabolites importants pour la réponse antimicrobienne et pour le cross-talk entre défense de la plante, les programmes de mort cellulaire et le développement.
Coordination du projet
Organisme de recherche
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Partenariat
Aide de l'ANR 311 077 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois