TecSan - Technologies pour la santé

– ITOV

Résumé de soumission

Les échecs rencontrés dans le domaine de la substitution osseuse utilisant les biomatériaux, associés ou non à des cellules ostéoformatrices, ou encore à des facteurs de croissance sont le plus souvent liés à un défaut de vascularisation de ces implants. L'objectif de ce projet est de mettre en place une méthode de reconstruction osseuse en privilégiant à la fois la formation osseuse et la revascularisation du tissu néoformé. Cette méthode repose sur l'association d'une matrice tridimensionnelle avec les principaux acteurs cellulaires de cette reconstruction tissulaire, à savoir la cellule endothéliale et la cellule ostéoblastique. Ces cellules seront des cellules mésenchymateuses issues du tissu adipeux d'origine humaine qui seront orientées vers le lignage endothélial et ostéoblastique sous contraintes biochimiques (en présence de facteurs de croissance ostéogène et/ou angiogène de type BMP2 et VEGF) et/ou sous contraintes mécaniques (culture en bioréacteur). Ces cellules progénitrices seront co-cultivées dans des hydrogels de type polysaccharide afin d'évaluer in vitro leur capacité à synthétiser un néotissu vascularisé et de type ostéoide.


Le pouvoir ostéoinducteur de ces hydrogels cellularisés sera évalué chez la souris nude en site non osseux. Leur capacité de reconstruction osseuse sera également mesurée après implantation en site osseux dans un modèle de microlésions réalisées au niveau de l'épiphyse fémorale chez la souris. Les techniques d'investigations de la néoformation osseuse seront d'une part des techniques invasives par histologie standard (histomorphométrie) et des techniques non invasives complémentaires (tomographie aux rayons X à haute résolution, imagerie par résonnance magnétique). La vascularisation sera évaluée par des techniques d'immunomarquage spécifique du lignage endothélial et par tomographie aux rayons X ou RMN après injection d'un agent de contraste. Ce programme de recherche permettra de valider une nouvelle technique d'ingénierie cellulaire permettant la communication cellulaire dans un biomatériau afin d'améliorer sa biointégration et sa vascularisation. Les résultats attendus devraient conduire au transfert industriel de matériaux pour des pertes massives de tissu osseux.

Coordinateur du projet

Joëlle AMEDEE (INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - DELEGATION DE BORDEAUX)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - DELEGATION DE BORDEAUX
INSERM PARIS VII INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - DELEGATION PARIS VII
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION AQUITAINE LIMOUSIN
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE PROVENCE

Aide de l'ANR 700 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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