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29/01/2026

Trans numériques à Rennes : 13 programmes de recherche de France 2030 réunis pour explorer les opportunités et défis du "Continuum numérique"

Pour la première fois depuis le lancement du plan France 2030, 13 programmes de recherche concernés par les enjeux et défis du numérique se réuniront à l’occasion d’un sommet scientifique du 2 au 5 février 2026 au Couvent des Jacobins à Rennes : les TRANS NUMERIQUES. Une occasion inédite d’aborder le « continuum numérique », une vision systémique et intégrée des infrastructures du numérique et de leurs usages et de faire dialoguer les acteurs du secteur. L’Agence nationale de la recherche (ANR), qui met en œuvre ces programmes pour le compte de l’Etat au titre de France 2030, est partenaire de cet événement.

Un événement pour penser le futur du numérique

Les sciences du numérique ne sont plus cantonnées aux ordinateurs mais irriguent d’innombrables sphères scientifiques et sociétales (santé numérique, agroécologie, gestion des risques, IA everywhere, frugalité, impact sociétal, etc.). Aux défis scientifiques et techniques s'ajoutent des enjeux de souveraineté numérique de la France et de l'Europe. L’Etat, au titre de France 2030, a soutenu dès 2021 le lancement plusieurs programmes de recherche dans le cadre des stratégies nationales d’accélération (les PEPR Cybersécurité, Cloud, Réseaux du futur et Numérique pour l’exascale) qui abordent les enjeux clés du continuum numérique.

Cette notion désigne l’ensemble des processus, des systèmes et des infrastructures numériques interconnectés, de la donnée locale aux services en cloud, en passant par les outils d’aide à la décision et l’intelligence artificielle, les réseaux et les technologies de calcul.

Le fruit des échanges des équipes de ces programmes a abouti à la nécessité de décloisonner le dialogue autour des enjeux du continuum numérique pour encourager les interactions entre d’autres programmes de France 2030 s’inscrivant, largement ou à la marge, dans le champ du numérique.

En effet, les scientifiques de domaines variés doivent pouvoir être sensibilisés aux opportunités offertes par les avancées technologiques les plus actuelles. Réciproquement, les communautés du numérique et des communications doivent comprendre les usages envisagés par d’autres disciplines pour proposer des abstractions logicielles et matérielles adéquates.

Dans ce contexte, du 2 au 5 février 2026, Inria, dans le cadre de sa mission d’agence de programmes dans le numérique, en partenariat avec les Agences de programmes ASIC (portée par le CEA), Agralife (portée par INRAE), CBSD (portée par le CNRS) et APRS (portée par l’Inserm), organise la première édition du sommet Trans Numérique qui se tiendra au Couvent des Jacobins – Centre des Congrès de Rennes Métropole. Cet événement scientifique et technologique d’envergure nationale a l’ambition de rassembler la communauté académique française autour des opportunités et enjeux clés du numérique contemporain : performance, robustesse, sécurité, frugalité et impact sociétal. Cet événement impliquant dix organismes de recherche, treize programmes de recherche de France 2030 et soutenu par l’ANR, devrait rassembler près de 1000 professionnels, chercheurs, ingénieurs, doctorants et décideurs autour des défis actuels et à venir du continuum numérique.

Le sommet s’inscrit dans une dynamique portée par treize programmes de recherche (PEPR) qui fédèrent des travaux autour de thématiques allant de la cybersécurité à la santé numérique, en passant par les villes durables, l’agroécologie numérique ou encore les jumeaux numériques et les industries culturelles et créatives. En associant ces programmes, l’événement est pensé comme une plateforme stratégique pour la convergence scientifique et technologique autour des enjeux du continuum numérique. Les Trans numériques participeront ainsi à promouvoir une vision holistique, souveraine et prospective du continuum numérique en stimulant une synergie inédite entre disciplines scientifiques, acteurs industriels et enjeux sociétaux.

Des experts des sciences numériques de renommée internationale sont ainsi attendus, mais également des intervenants issus des sciences humaines et sociales, ainsi que des représentants d’agences françaises comme l’ANSSI, l’ADEME, ou encore l’ARCEP.

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Pourquoi aborder le continuum numérique ?

Les infrastructures numériques et de télécommunications sont désormais essentielles à notre quotidien et traversent toutes les disciplines scientifiques. Initialement centrées autour de grands centres de données interconnectés aux utilisateurs via l'internet, les infrastructures évoluent vers une vision intégrée où les ressources de traitement et de stockage, sécurisées et interopérables, sont déployées en association avec les dernières avancées en matière de communication et d’objets connectés, formant un tout communément appelé aujourd’hui "continuum numérique".

De nouveaux usages s’ouvrent alors dans de nombreux domaines tels que les villes intelligentes, les véhicules autonomes, l'agriculture numérique, l'industrie du futur, la santé numérique, la gestion de catastrophes et de risques ou encore le monde de la formation et l'internet tactile.

Le continuum numérique a pour objectif d’interconnecter le monde physique avec sa représentation virtuelle et ce afin de traiter des volumes de données croissants au travers diverses techniques d’aide à la décision et d’intelligence artificielle.

Toutefois, sa mise en œuvre nécessite de repenser la manière de concevoir, administrer et programmer les infrastructures tout en abordant les enjeux de sécurité et de maîtrise de la consommation énergétique. Autant d’enjeux qui seront abordés durant le sommet.

13 programmes de recherche de France 2030 sont impliqués dans l’événement :


Après une après-midi d’ouverture institutionnelle en présence de la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Henanff et de Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement, les trois journées déclineront des formats variés qui encouragent les rencontres interdisciplinaires et inter/intra PEPR : plénières, keynotes, sessions ateliers, hackhatons inter-projets, sessions posters, réunions intra-projets de PEPR, cours de doctorants mais aussi social events, journées annuelles de programmes.

Les enjeux qui y seront abordés concerneront notamment :

  • l’avenir de l’astronomie avec « l'Observatoire SKA et ses défis numériques"
  • des présentations sur la coordination politique, juridique et financière de soutien à l’innovation, la compétitivité et la souveraineté des technologies du continuum numérique à l’échelle européenne
  • la confiance dans les algorithmes d’IA
  • la défense face aux attaques systémiques 
  • l’IA et Cybersécurité dans le contexte de la Défense
  • des exemples de lowtech en Réseaux et Agroécologie  
  • le calcul haute performance et le Numérique Eco Responsable
  • la sobriété numérique dans les datacentres
  • les cas d’usages, applications et prospectives en santé
  • les liens entre agroéquipements, agroécologie et IA
  • les jumeaux numériques en lien avec l’usine du futur et les territoires
  • l’innovation technologique pour ou avec les industries créatives et culturelles
  • les données au service de la décarbonation des mobilités et de la ville durable...

Parmi les livrables et suites de cet événement est prévue une restitution prospective collective des doctorants des 13 programmes au regard des échanges de de la semaine. Ainsi que la rédaction d’un livre blanc sur la continuité numérique, de l’IoT au cloud, au calcul post-exascale et aux IA Factories, intégrant les dernières avancées en communications.

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13 programmes de recherche de France 2030 autour du continuum numérique en chiffres clés

A près de quatre ans de leur lancement, les programmes de recherche de France 2030 autour du numérique ont déjà contribué positivement aux avancées dans les domaines mais également dans la structuration des communautés scientifiques à l’échelle nationale. 
On dénombre ainsi plusieurs centaines de doctorants et post-doctorants recrutés, une importante production scientifique, des infrastructures innovantes, des partenariats nombreux avec la recherche et l’innovation industrielle et des actions d’animation variées (journées annuelles, ateliers et conférences thématiques, écoles jeunes chercheurs et chercheuses). Mais également la participation à des appels à projets européens d’envergure.

Zoom sur les avancées des 13 programmes participant au sommet en quelques chiffres clés :

Nombre de projets : 125
Montant total conventionné par l’ANR : + de 444 M€    
Publications HAL : 883 (dont 362 pour le PEPR Cybersécurité)
Thèses initiées : 486 (dont 92 pour le PEPR Collaboration numérique)
Nombre de post-docs : 191
Nombre de demandes de brevets : 10
Nombre de start-up créées : 7
Demandes de licences de logiciels déposées : 198 (dont 47 pour le PEPR Agroécologie et numérique)
Bases de données déposées : 85
Projets ERC soumis : 25
Projets ERC obtenus : 6 (dont 4 pour le PEPR Réseaux du futur)
Ingénieurs de recherche mobilisés : 1121 (dont 336 femmes)
Enseignants-chercheurs et chercheurs mobilisés : 3403 (dont 903 femmes)
Projets transférés vers le programme Maturation Prématuration : 9

Informations pratiques :

TRANS NUMERIQUES 
du lundi 2 au jeudi 5 février 2026
Couvent des Jacobins - Centre des Congrès de Rennes 
20 Place Sainte-Anne 
35000 Rennes - France

En savoir plus :

Le site des Trans numériques

Le programme des journées

La page des PEPR sur le site de l’ANR

Les stratégies nationales d’accélération 

Mis à jour le 29 janvier 2026
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