COVID-19 - Coronavirus disease 2019

« Haut les masques ? » Socio-économie des masques de protection lors de la pandémie de Covid-19 – MASKOVID

Résumé de soumission

L’objet du projet MASKOVID est d’examiner, du point de vue des sciences sociales, la contribution des masques comme instruments de lutte contre le virus, parmi d’autres moyens possibles. Le Covid-19 pose un défi inouï en matière de protection sanitaire : en l’absence de vaccin et de médicaments spécifiques, il faut trouver d’autres façons de lutter contre la maladie. La pandémie impose en effet un détour par la mise au point d’une thérapeutique sociale (distanciation, confinement, hygiène). Parmi les moyens de lutte possibles le masque occupe une situation intermédiaire, entre médecine et comportements sociaux, puisqu’il s’agit d’un objet à vocation médicale dont il s’agit d’établir le bon usage et la bonne répartition. Le « bon » usage (ou non-usage) des masques loin de se borner à la simple compréhension de la situation, engage l’expression d’informations et d’avis parfois divergents sur l’épidémie et les moyens mobilisables, la configuration des logements, la plus ou moins grande nécessité des échanges, les gestes à accomplir, la disponibilité de gel hydroalcoolique… et des masques. Le projet propose d’aborder les enjeux sociaux, économiques et politiques soulevés par l’usage ou le non-usage des masques, à partir d’un ensemble de données très diversifiées : appels à témoignages écrits et photographiques, observations situées, données « aspirées » sur Internet, études classiques et textométriques de la presse quotidienne et d’autres bases de données (brevets, littérature médicale, etc.). Nous privilégions une approche « commando », adaptée à la situation de confinement, qui débutera dès le dépôt du projet afin de saisir la situation « à chaud ». L’équipe rassemble quatre UMR partenaires (Armines à Paris, CERTOP et LISST à Toulouse, GREDEG à Nice) et sept chercheurs confirmés spécialisés dans l’analyse des objets sociotechniques et partageant tous le même cadre d’analyse : Madeleine Akrich, Cédric Calvignac, Roland Canu, Franck Cochoy, Gérald Gaglio, Alexandre Mallard et Morgan Meyer. Le projet est organisé en trois lots : le premier est consacré à l’état de l’art, à la méthodologie et à la coordination (recueil des données mutualisé) ; le second répartit le travail en différentes enquêtes de terrain : une analyse historique de l’objet masque et une étude socio-économique de leur mise en marché dans le cadre de la crise du Covid-19, une enquête portant sur les représentations et les usages du masque dans trois types de situations-clés : les domiciles confinés, les établissements de santé, les commerces de première nécessité ; une ethnographie de la fabrication des masques par les utilisateurs eux-mêmes ; une étude de la controverse sur la nature des masques et sur leur utilité. Le troisième lot est consacré à la valorisation. Les contributeurs valoriseront leurs travaux à la fois auprès de la communauté scientifique et des acteurs de la société civile sous la forme d’un ouvrage, d’articles scientifiques et d’autres types de restitutions.

Coordination du projet

Franck COCHOY (Laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

C.E.R.T.O.P CENTRE D'ETUDE ET DE RECHERCHE TRAVAIL, ORGANISATION, POUVOIR
GREDEG Groupe de Recherche en Droit, Economie et Gestion
ARMINES Association pour la Recherche et le Développement des Méthodes et Processus Industriels / CSI
LISST Laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires

Aide de l'ANR 124 675 euros
Début et durée du projet scientifique : - 18 Mois

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