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Interdépendances financières et réelles : volatilité, ouverture internationale et politiques économiques – FIRE

Interdépendances financières et réelles

volatilité, ouverture internationale et politiques économiques

Interdépendances financières et réelles: volatilité, ouverture internationale et politiques économiques

La crise financière actuelle a été initalement générée par une baisse des prix des logements aux États-Unis. La crise des subprimes a eu un impact mondial car les actifs toxiques sont entrés dans des portefeuilles d'institutions privées. Aujourd'hui, nous pouvons noter leurs effets financiers et réels, grâce aux implications sur les activités financières et réelles de nombreux pays. <br />Le deuxième point important est que cette crise a commencé comme un phénomène local, mais s'est propagé assez rapidement partout dans le monde. Parce que nous vivons dans un monde globalisé et que les marchés sont interdépendants, cela a facilité la transmission de la crise, qui a commencé localement aux États-Unis, aux autres pays. <br />La troisième instruction principale concerne les politiques économiques. Alors que les autorités monétaires et fiscales ont d'abord réagi en utilisant des normes d'instruments et de règles, il existe maintenant un consensus pour conclure que nous sommes dans une situation économique exceptionnelle, ce qui signifie que les nouvelles politiques économiques devraient être prises en compte. <br />Ces trois aspects importants nous obligent à mieux comprendre les interdépendances entre les sphères financière et réelle des économies. Notre projet propose d’examiner les effets réels de la volatilité des actifs et de l'éclatement des bulles en présence ou non d'imperfections financières. Nous envisageons ainsi d’examiner les mécanismes de transmission d'une économie mondialisée en tenant compte des sphères réelle et financière. Bien sûr, dans ce contexte, de nouvelles politiques monétaires et fiscales doivent être conçues.

L’ensemble de notre projet de recherche s’articule autour de trois axes inter-reliés.

Axe 1. Effets réels des bulles et des actifs financiers

Nous nous sommes concentrés sur l'évaluation des actifs financiers et des bulles rationnelles. Nous nous sommes focalisés sur leur propriété de volatilité et leurs effets réels. Une analyse particulier a été consacrée aux implications de comportements hétérogènes et de frictions financières. Cette dernière partie a été traitée en fournissant les bases microéconomiques appropriées des frictions financières. Nous avons également exploré le rôle des anticipations sur l’existence de volatilité macroéconomique.

Axe 2. Mécanismes de transmission du commerce international et de l'ouverture

Nous avons étudié l'interaction entre les sphères financières et réelles dans les économies ouvertes. Nous nous sommes concentrés surtout sur le rôle de l'ouverture sur l'évaluation des actifs, les bulles et la croissance. Notre objectif a été d'examiner les arbitrages qui se déroulent entre les marchés financiers et les marchés des biens, l'existence et la propagation des bulles spéculatives et les effets sur la croissance des entrées de capitaux à travers les marchés financiers internationaux. Nous avons également abordé la question des crises bancaires et de leur transmission internationale à travers l’accroissement du risque sur les marchés financiers.

Axe 3. Le rôle des politiques monétaires et fiscales

Nous avons cherché à concevoir le rôle des politiques monétaires et budgétaires lorsque l'économie connaît des cycles économiques et des crises financières. L'un s’est concentré sur leurs vertus stabilisatrices, mais aussi sur l'optimalité de ces politiques. Nous nous sommes particulièrement focalisés sur les économies caractérisées par des niveaux élevés de dette publique, comme cela se produit suite à une crise. De ce point de vue, nous avons étudiés les liens entre niveau de dette, croissance et instabilité macroéconomique.

Axe1: Les principaux résultats obtenus concernent l'analyse des liens entre marchés des biens et marchés financiers, notamment concernant l'apparition de bulles spéculatives. L'impact de telles bulles sur la croissance et la volatilité macroéconomique a été analysé. Le rôle des anticipations a été particulièrement examiné.

Axe 2: Les principaux résultats obtenus concernent l'analyse de l'allocation internationale du travail et du capital. Les conséquences de ces allocations en termes de transmission internationale de bulles spéculatives et de détermination des taux de changes ont été particulièrement examinées.

Axe 3: Les principaux résultats concernent l'analyse des politiques publiques (budgétaires et monétaires) et de leur impact sur la croissance. Deux axes ont été particulièrement examinés: le premier concerne l'étude des politiques budgétaires dans un contexte de dettes publiques importantes. Les questions de soutenabilité et d'impact à long terme ont été examinés. Le deuxième axe s'est concentré sur l'impact de politiques de taxation dans le contexte théorique de budget gouvernemental équilibré. Les débats récents concernant l'imposition d'une règle d'or des finances publiques nécessite en effet de s'interroger sur l'impact des telles politiques sur les anticipations des agents.

A partir des résultats obtenus au cours des 18 premiers mois, l'objectif prioritaire est d'intégrer les axes 2 et 3 afin de pouvoir proposer une analyse des politiques publiques et de l'impact de la dette dans un contexte d'économie ouverte. Cela doit bien évidemment se faire en coordination avec les contributions de l'axe 1 dans le mesure où la prise en compte d'agents hétérogènes et de contraintes financières est cruciale.

Axe 1: 14 articles concernants des thèmes spécifiques de cet axe ont été publiés au cours des 18 derniers mois.

Axe 2: 7 articles concernants des thèmes spécifiques de cet axes ont été publiés au cours des 18 premiers mois de notre projet.

Axe 3: 8 articles concernants des thèmes spécifiques de cet axe ont été publiés au cours des 18 derniers mois.

Par ailleurs, une conférence et deux workshops internationaux sur l’ensemble de ces thématiques ont été organisées.

La crise actuelle trouva initialement son origine dans la baisse des prix immobiliers aux Etats-Unis. La crise des subprimes a eu un impact plus global parce que des actifs toxiques faisaient partie des portefeuilles d'actifs détenus par des institutions privées. Aujourd'hui, on peut constater leurs effets financiers et réels, à travers leurs implications sur les activités financières et réelles d'un grand nombre de pays.

Le second point important que nous enseigne la crise actuelle est qu'elle commença comme un phénomène local, mais se propagea assez rapidement à travers le monde entier. Parce que nous vivons dans un monde globalisé et les marchés sont interdépendants, cela facilita la transmission de la crise, initialement localisée aux Etats-Unis, aux autres pays. En ce sens cette crise est différente de celles qui ont eu lieu au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle et qui ont été plus locales car affectant un nombre limité de pays (la crise asiatique des années 90). Il y a cependant de grandes similitudes avec la Grande Dépression des années 30 malgré la différence notable que la propagation a été plus rapide de nos jours à cause de la plus forte intégration internationale.

Le troisième enseignement principal concerne les politiques économiques. Alors que les autorités monétaires et fiscales ont d'abord réagi en utilisant des instruments et des règles standards, il y a maintenant un consensus pour conclure que nous sommes dans une situation économique exceptionnelle, signifiant que de nouvelles politiques économiques doivent être envisagées. On peut par exemple avoir en tête la définition de nouvelles règles de politique monétaire ou l'élaboration de politiques fiscales tenant compte de niveaux élevés d'endettement public.

Ces trois aspects importants nous demandent de comprendre de manière plus approfondie les interdépendances entre les sphères financières et réelles des économies. Les effets réels de la volatilité des actifs et l'éclatement de bulles vont être étudiés en présence ou non d'imperfections financières. Les mécanismes de transmission à une économie globale vont être examinés en tenant compte des sphères réelles et financières. Bien sûr, dans ce contexte, de nouvelles politiques monétaires et fiscales doivent être envisagées. Dans cette perspective, ce projet qui se focalise sur les interdépendances financières et réelles sera organisé suivant les trois parties suivantes :

- Partie 1 / Tâche 1 : Effets réels des bulles et des actifs financiers
Nous nous focalisons sur l’évaluation des actifs financiers et des bulles rationnelles. Nous sommes concernés par leur volatilité et leurs effets réels. Un effort particulier sera consacré aux implications provenant de l’hétérogénéité des agents et des imperfections financières. Cette dernière partie sera analysée en fournissant des fondements microéconomiques appropriés aux imperfections financières.
- Partie 2 / Tâche 2 : Mécanismes de transmission des échanges internationaux et ouverture internationale

Nous étudions le lien entre sphères financières et réelles dans des économies ouvertes. Nous nous focalisons en particulier sur le rôle de l’ouverture internationale sur l’évaluation des actifs, les bulles et la croissance. Notre but est d’examiner les arbitrages qui ont lieu entre les marchés des biens et des actifs, l’existence et la propagation de bulles spéculatives et les effets sur la croissance des flux de capitaux sur les marchés financiers internationaux.

- Partie 3 / Tâche 3 : Le rôle des politiques monétaires et fiscales

Nous projetons d’examiner le rôle des politiques monétaire et fiscale lorsque l’économie connaît des cycles ou une crise financière. On va s’intéresser non seulement aux vertues stabilisatrices de ces politiques, mais aussi à leur optimalité.
Nous sommes en particulier concernés par des économies caractérisées par des niveaux de dette publique élevés ou des évènements exceptionnels, comme c’est le cas à la suite d’une crise.

Coordinateur du projet

Monsieur Alain Venditti (GROUPEMENT DE RECHERCHE EN ECONOMIE QUANTITATIVE D'AIX-MARSEILLE)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

CNRS DR IDF SUD CNRS DR IdF SUD - CREST UMR 9194
CES (CNRS DR PARIS B) CES - Centre d'Économie de la Sorbonne
CNRS DR PARIS B CNRS DR PARIS B
University of Kent University of Kent, School of Economics, Keynes College
Université d'Evry (UEVE) EPEE
EUROFIDAI European Financial Data Institut (EUROFIDAI - UPS3390)
CNRS-CES (UMR8174) Centre d'économie de la Sorbonne (UMR8174 - CNRS DR1/UP1)
Concordia University Concordia University, Department of Economics
RIEB Research Institute for Economics and Business Administration, Kobe University
University of Glasgow University of Glasgow, Department of Economics
GREQAM GROUPEMENT DE RECHERCHE EN ECONOMIE QUANTITATIVE D'AIX-MARSEILLE
CNRS EXCESS UMR9194 CNRS Délégation Paris Villejuif

Aide de l'ANR 245 740 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2015 - 48 Mois

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