CSOSG - Concepts, Systèmes et Outils pour la Sécurité Globale

Imagerie haute Résolution de l'Iris dans un Systeme EMbarqué – Irisem

Résumé de soumission

Les documents d'identité biométrique comportent une image du visage et les empreintes digitales. Or aujourd'hui la biométrie faciale n'est pas aussi fiable que la biométrie iris, et l'empreinte digitale exclut les travailleurs manuels. C’est donc la biométrie iris qui devrait logiquement s’imposer, une fois levés ses principaux verrous technologiques, comme la capacité à acquérir des images d’iris de qualité compatible avec une procédure de reconnaissance. On admet qu’il faut entre 100 et 200 points dans le diamètre de l’iris soit une résolution de l’ordre de 50 à 100 µm. De la sécurisation de moyens de payement au contrôle d’identité, la biométrie iris représente un marché potentiel de plusieurs centaines de millions d'euros.

Cependant, cet objectif – acquérir une image haute résolution de l’iris à distance avec un dispositif bas coût et compact – se heurte à de nombreux défis technologiques. Même sur une personne à l’arrêt, l’iris est animé de mouvements permanents qui dégradent la qualité des images produites. Il est nécessaire dans ce cas de mettre en œuvre un système d’optique adaptative. Ces systèmes sont généralement très coûteux et volumineux, notamment du fait du composant de correction des aberrations, ce qui limite fortement le domaine d’emploi de tels systèmes, comme celui commercialisé par la société AOptix.
De plus, l’efficacité de ces systèmes se heurte à la forte variabilité des mouvements d’iris (amplitude, fréquence) d’une personne à une autre : les mouvements de l’iris semblent influencés par l’état de la personne. Si des travaux sont publiés dans la littérature ouverte faisant état de dispositifs de laboratoire capables de faire de la reconnaissance d’iris sur personne en déplacement, les performances de ces systèmes sont systématiquement évaluées sur des actifs en bonne santé et totalement coopératifs. Aucune communication ne fait état du comportement des systèmes de reconnaissance d’iris en fonction du public visé.
Enfin, la conception de systèmes de reconnaissance d’iris est encore compliquée par le fait qu’il n’existe pas aujourd’hui d’outil simple permettant de prédire les performances de reconnaissance à partir de paramètres de qualité d’image, sans passer par une phase expérimentale intensive.

L’objectif du projet IRISEM est de lever des points durs pour le développement d’un système d’optique adaptative bas coût (quelques dizaines d’euros), compact (quelques centimètres cubes) et robuste (adapté à un large éventail d’individus), couplé à du traitement d’images pour la reconnaissance d’iris.
Cela passe par les axes de recherche suivants :
- Caractérisation des mouvements fins de l’iris sur un panel représentatif de la population en vue de définir un modèle de mouvement,
- Développement d’un composant de correction bas coût et compact permettant d’assurer la stabilisation et la focalisation de l’image,
- Développement d’une approche innovante pour la prédiction de performance d’un algorithme de reconnaissance d’iris en fonction de la qualité d’image.

C’est la combinaison des quatre partenaires du projet, tous internationalement reconnus dans les domaines de l’optique adaptative (ONERA), des composants de correction bas coût (PARROT), des algorithmes de reconnaissance d’iris (Télécom SudParis) et des systèmes biométriques (MORPHO), qui permettra d’atteindre ces objectifs extrêmement ambitieux.
Ce projet sera conduit jusqu’au stade de la réalisation d’un démonstrateur expérimental d’acquisition d’iris à haute résolution par optique adaptative, incluant un prototype de composant de correction bas coût et compact, et couplé à un algorithme de reconnaissance optimisé. Le développement d’un système d’imagerie à haute résolution compact, bas coût dépasse le cadre applicatif de l’imagerie de l’iris : il est susceptible d’ouvrir des perspectives dans d’autres domaines concernant la biométrie voire la surveillance à longue portée.

Coordination du projet

Serge Meimon (Département d'Optique Théorique et Appliquée) – serge.meimon@onera.fr

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

TSP Télécom SudParis
Parrot
MORPHO
Onera Département d'Optique Théorique et Appliquée

Aide de l'ANR 459 969 euros
Début et durée du projet scientifique : janvier 2013 - 24 Mois

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