FRAL - Programme franco-allemand en SHS

La politique du vivant : étude de la genèse et de la réception de la théorie cellulaire en France et en Allemagne, ca.1800-1900. – POLCELL

La politique du vivant

Etude de la genèse et de la réception de la théorie cellulaire en France et en Allemagne, ca. 1800-1900

Pour une histoire longue durée de la théorie cellulaire

Le projet cherche à proposer un nouveau regard sur la genèse et le développement de la théorie cellulaire au XIXe siècle. Un premier axe du projet visera à établir la généalogie des catégories centrales de la théorie cellulaire (« individu », « universalité », analogie organisme/société) entre 1800 et la publication des travaux de Schwann (1839) et ceci, dans une perspective franco-allemande. Le deuxième axe du projet sera orienté vers la réception de la théorie cellulaire en France, entre 1838 et 1900, en privilégiant deux lieux, Strasbourg et Paris et en s'intéressant aux interactions entre différents champs de savoirs comme la botanique, la physiologie, la médecine et la sociologie. La question principale du projet est d'examiner de manière approfondie les nombreux enchevêtrements entre la théorie cellulaire et le contexte politique dans lequel elle évolua. Ceux-ci seront envisagés comme un processus de co-construction qui produisit, au XIXe siècle, un nouvel ordre de la nature et du politique. À partir de comparaisons transnationales et transdisciplinaires, le travail mené en collaboration par les équipes française et allemande permettra de cerner les similitudes et les divergences entre des conceptions politiques et philosophiques, des facteurs épistémologiques et des pratiques de recherche qui ont marqué la genèse et le développement de la théorie cellulaire. Enfin, la démarche comparée visera à promouvoir le dialogue entre historiens des sciences des deux pays.

cf supra

1) Etude des publications de Charles Robin (1821-1885) relatives au concept de cellule: corpus de 9 livres, 6 articles scientifiques, 40 articles de dictionnaire (Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l’art vétérinaire de P.-H. Nysten, 1885 ; Nouveau dictionnaire abrégé de médecine, 1886), 5 notices autobiographiques ainsi qu’une biographie scientifique rédigée par son principal élève, Georges Pouchet (Charles Robin, Sa vie et son œuvre, 1887). A cela s'ajoute le dépouillement exhaustif des dossiers personnels de Robin conservés à la Bibliothèque de l’Académie de médecine de Paris et au Service des archives de l’Académie des sciences.
2) Dépouillement des sources primaires (5 ouvrages, une quinzaine d'articles publiés principalement dans La Gazette médicale de Strasbourg) et secondaires (notices nécrologiques, thèses de médecine) liées à la figure d'Emile Küss (1815-1871).

(1) L’étude des rapports entre la cristallographie scientifique et la genèse de la théorie cellulaire, notamment par la prise en compte de la postérité du concept de « molécule intégrante » (R.J. Haüy).
(2) L’étude des liens multiples et complexes entre les conceptions défendues par Robin et la question de la génération spontanée.
3) Mise à jour des facteurs épistémologiques et politiques de la réception positive de la théorie cellulaire à Strasbourg en vue de mettre en évidence un style de science «alsacien«
4) Etablissement d’éventuels liens entre la vision de l'ordre de la nature et la vision de l'ordre politique du médecin strasbourgeois Emile Küss
5) Diffusion de la théorie cellulaire à partir des manuels (et de l'enseignement) depuis les cours de Lereboullet au manuel de physiologie de Küss-Duval.

Pas de publications à T0+6

Le projet cherche à proposer un nouveau regard sur la genèse et le développement de la théorie cellulaire au XIXe siècle. Un premier axe du projet visera à établir la généalogie des catégories centrales de la théorie cellulaire (« individu », « universalité », analogie organisme/société) entre 1800 et la publication des travaux de Schwann (1839) et ceci, dans une perspective franco-allemande. Le deuxième axe du projet sera orienté vers la réception de la théorie cellulaire en France, entre 1838 et 1900, en privilégiant deux lieux, Strasbourg et Paris et en s'intéressant aux interactions entre différents champs de savoirs comme la botanique, la physiologie, la médecine et la sociologie. La question principale du projet est d'examiner de manière approfondie les nombreux enchevêtrements entre la théorie cellulaire et le contexte politique dans lequel elle évolua. Ceux-ci seront envisagés comme un processus de co-construction qui produisit, au XIXe siècle, un nouvel ordre de la nature et du politique. À partir de comparaisons transnationales et transdisciplinaires, le travail mené en collaboration par les équipes française et allemande permettra de cerner les similitudes et les divergences entre des conceptions politiques et philosophiques, des facteurs épistémologiques et des pratiques de recherche qui ont marqué la genèse et le développement de la théorie cellulaire. Enfin, la démarche comparée visera à promouvoir le dialogue entre historiens des sciences des deux pays.

Coordinateur du projet

Madame Marion THOMAS (Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie) – marion.thomas@unistra.fr

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Université de Braunschweig
IRIST (EA3424) Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie

Aide de l'ANR 126 665 euros
Début et durée du projet scientifique : juin 2013 - 36 Mois

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