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Résumé de soumission

La mesure directe du fractionnement isotopique spécifique par RMN haute résolution (méthode RMN-FINS) est reconnue, non seulement comme une source d'informations sélectives dans un contexte de recherche académique, mais également comme une technique puissante pour déterminer l'origine des produits commerciaux. Toutefois, plusieurs limitations ont été mises en évidence : long temps de mesure; nombre restreint de molécules accessibles en raison d'une disponibilité limitée, d'une faible solubilité ou d'une grande complexité du spectre RMN. Or, pour que la méthode soit industriellement applicable, il est indispensable de disposer de temps d'analyse plus courts, de pouvoir examiner de petites quantités d'échantillon et d'avoir accès à une gamme plus étendue en termes de complexité moléculaire. Le but de ce projet est de proposer une stratégie de traçage de l'origine des molécules en généralisant l'approche RMN FINS à d'autres noyaux (en particulier carbon-13). L'extension de la méthode RMN-FINS à d'autres noyaux que le deutérium présente deux intérêts principaux : (i) une augmentation des paramètres permettant la détermination de l'empreinte digitale de la molécule; (ii) la possibilité d'analyser les molécules pour lesquelles la RMN-2H est particulièrement difficile ou même impossible.
Deux difficultés principales sont rencontrées en RMN-13C quantitatif pour la mesure isotopique : (i) l'effet nucléaire Overhauser et la saturation partielle doivent être éliminés, ce qui conduit à de longs temps d'expérience et (ii) la variation du contenu 13C est faible dans les produits naturels (~ 5 %) comparée à la gamme de la déviation 2H (~ 50 %). Pour mesurer de telles variations des rapports 13C/12C, les méthodes d'analyses doivent être particulièrement sensibles, justes et précises (1 ¿). L'approche RMN-FINS globale impose donc des développements méthodologiques afin de réduire le temps d'expérience et permettre une analyse dans un temps compatible avec une application industrielle et cela sans réduction de l'exactitude et de la précision. Des développements méthodologiques, et leur validation, sont par conséquent essentiels. Les objectifs scientifiques de ce projet sont ainsi : - * développement d'un protocole rapide pour une mesure RMN juste et précise : le couplage de séquence de transfert d'aimantation avec la méthode ERETIC devrait permettre un temps de répétition de l'ordre du T1 proton. Le temps d'acquisition d'un spectre RMN-13C quantitatif sera alors ramené à approximativement une minute sans réduction de la justesse ou de la précision. - * validation de l'approche RMN-FINS multi-noyaux sur un composé modèle et comparaison avec le protocole standard (RMN-FINS-2H et spectroscopie de masse de rapports isotopiques (SMRI)). - * Démonstration de l'efficacité de la méthode pour détecter, dans les procédés de fabrication de principes actifs, des différences qui pourraient être reliées à des contrefaçons ou des détournements de brevet.
Les aspects novateurs de ce projet résident dans les points suivants : (i) utilisation de plus faibles quantités de produit, (ii) nouvelle contribution des rapports 13C/12C spécifiques par rapport à la teneur globale en carbone-13 mesurée par SMRI et (iii) possibilités d'établir des corrélations entre la teneur en 2H et en 13C du même site moléculaire. Aujourd'hui, au niveau mondial, la contrefaçon est évaluée à environ 10 % du produit intérieur brut. Sur cette base, nous pouvons estimer que le manque à gagner pour la France est environ 13,8 milliards d'Euros. L'élaboration de nouvelles méthodes est un point clé pour la détection de la contrefaçon et pour protéger l'emploi. Un autre point clé est le fait qu'il est important pour la sécurité des patients qu'aucun changement ne soit introduit dans le procédé de fabrication ou dans les fournisseurs des principes actifs pharmaceutiques

Coordination du projet

Serge AKOKA (Université)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 235 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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