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31/10/2014

Aupalesens : Proposer de nouvelles solutions pour lutter contre la dénutrition des seniors

Face à l’enjeu considérable que représente la dénutrition chez les seniors, le projet AUPALESENS a démontré l’efficacité des leviers sensoriels sur le plaisir et la prise alimentaire, contribuant ainsi au "bien-vieillir" de nos aînés. Détails.

Dans le contexte d’une population vieillissante, la dénutrition chez les personnes âgées est devenue une préoccupation majeure de santé publique, en France comme dans la plupart des pays occidentaux. La dénutrition correspond à un déficit des apports nutritionnels, en termes de calories et/ou de nutriments et micronutriments. Sans prise en charge, elle entraîne une diminution de la mobilité, un risque accru de chutes ou de fractures, une vulnérabilité vis-à-vis des maladies infectieuses et une aggravation des maladies chroniques.

Une approche pluridisciplinaire

A l’heure actuelle, la prise en charge de la dénutrition chez les seniors s’appuie essentiellement sur des stratégies « nutritionnelles » (conseils nutritionnels, utilisation de compléments nutritionnels). Dans ce contexte, l’objectif du projet AUPALESENS était de tester l’efficacité de stratégies « sensorielles » pour prévenir et lutter contre la dénutrition chez les seniors. Spécifiquement, ce projet a permis :

  • de mesurer l’impact de facteurs sensoriels, psychologiques et sociologiques sur le comportement alimentaire et le statut nutritionnel du senior. Ce travail repose sur une enquête pluridisciplinaire menée auprès de 559 français de plus de 65 ans présentant différents degrés de dépendance (personnes autonomes vivant à domicile, personnes bénéficiant d’une aide à domicile, personnes vivant en institution) ;
  • d’identifier des leviers permettant d’améliorer l’appétence et le plaisir associés aux repas pour les seniors dépendants. Pour ce travail, ont été développés et testés des outils et des stratégies permettant d’améliorer, d’une part, la qualité sensorielle des aliments proposés aux seniors (contenu de l’assiette) et d’autre part, le contexte du repas (réappropriation du repas) ;
  • d’évaluer l’impact de leviers sensoriels sur la prise alimentaire au cours d’un repas. Pour ce travail, il a été réalisé près de 100 repas expérimentaux au sein de différentes institutions afin de mesurer les quantités ingérées par les résidents en fonction des améliorations sensorielles proposées.

Des leviers efficaces pour redonner l’envie de manger

Ces études ont mis en évidence que l’amélioration d’un seul élément contextuel, tel que la présence de condiments sur la table, ou encore la variété des aliments dans l’assiette, peut suffire à augmenter le plaisir associé au repas et/ou la prise alimentaire et que la modification de l’environnement et la ré-implication des résidents au moment du repas seraient des leviers efficaces pour redonner l’envie de manger et in fine contribuer à lutter contre la dénutrition.

AUPALESENS a été financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre de l’appel à projets du programme de recherche en Alimentation et Industries Alimentaires (ALIA) – édition 2009. Ce projet coordonné par Virginie Van Wymelbeke inclut 7 organismes de recherche académique : l’Unité de Recherche de Médecine Interne Gériatrie Champmaillot, l’ESA d’Angers, ONIRIS Unité Sensométrie et Chimiométrie de Nantes, l’UMR Aliss de l’INRA Paris, l’UMR CSGA de l’INRA Dijon, le Service d’endocrinologie et diabétologie du CHU Angers, et le Département de psychologie des âges de la vie de l’Université François Rabelais de Tours ; ainsi que 7 structures privées : Les Repas Santé, Livrac groupe Terrena, Frutarom, Lactalis, Cecab d’Aucy, et Entremont Alliance. AUPALESENS est un projet labellisé par les pôles de compétitivité Valorial® et Vitagora®.

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Mis à jour le 21 mars 2019
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