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09/11/2020

Appel ANR « RA-Covid-19 »: les résultats des premières vagues d’évaluation

Dans la continuité de l’appel ANR Flash Covid-19 ayant abouti au financement de 118 projets, l’ANR a lancé le 15 avril dernier un appel « Recherche-Action Covid-19 » qui vise à soutenir des travaux de recherche à court terme en lien avec la pandémie. L’appel est ouvert en continu jusqu’au 28 octobre 2020 avec plusieurs vagues d’évaluation pour opérer une sélection au fil de l’eau et un financement rapide des projets.

Découvrez ci-dessous les résultats des premières vagues d’évaluation.

 

 

A l’issue de la première vague d’évaluation le 2 juin 2020, le comité d’évaluation scientifique de l’appel a sélectionné 6 projets, parmi les 32 premières propositions évaluées, pour un accompagnement financier global de 595 K€.
Les projets sélectionnés peuvent démarrer leurs travaux dès à présent. Ils concernent plusieurs enjeux de recherche :

  • Le projet APCOD cordonné par Vassili Soumelis (Université de Paris) vise à étudier la diversité des sous-ensembles cellulaires qui présentent des antigènes, les caractéristiques moléculaires et fonctionnelles sous-jacentes, et les réseaux cellulaires qui s’engagent dans le contexte d'une infection sévère par le SRAS-CoV-2. Les études pourraient avoir un impact clinique significatif pour la gestion future de la maladie COVID-19, sous la forme de nouvelles cibles thérapeutiques et de stratégies de traitement basées sur les biomarqueurs.
     
  • Le projet CHIP-COVID-19, coordonné par Ziad Mallat (Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire / Hôpital européen Georges-Pompidou), porte sur l’étude du rôle de l'hématopoïèse clonale comme facteur de susceptibilité à l'infection par COVID-19. De nombreuses personnes présentent des cellules sanguines anormales dans leur corps en raison de modifications génétiques aléatoires qui se produisent avec le temps. Ces cellules réagissent anormalement à l'inflammation, ce qui entraîne de nombreuses maladies. Les chercheurs souhaitent tester si ces cellules sont responsables de la maladie COVID-19 grave.
     
  • Le projet COSAM, coordonné par Emmanuel Lagarde (Université de Bordeaux), propose d’appliquer un outil de classification automatique en temps réel des notes cliniques à l’aide de réseaux de neurones artificiels, pour la classification des appels d’urgence du 15. L’objectif est de suivre des indicateurs généraux de santé mentale et physique, afin de participer à la surveillance épidémiologique de la période post-confinement.
     
  • Le projet FAMAS coordonné par Jérémie Pourchez (Ecole des mines de St Etienne) se focalise sur l'efficacité de filtrage des agents pathogènes aéroportés (virus et bactéries) des masques faciaux contre le COVID-19. Il vise notamment à optimiser le banc expérimental dédié aux mesures d'efficacité de filtration bactérienne des masques chirurgicaux, développé par l’équipe en mars 2020 (le 3ème au monde) et certifié par les experts de l'ANSM, face au besoin important et rapide d'évaluation des masques faciaux.
  • Le projet GravCOVID19Fr, coordonné par Catherine Quantin (Centre hospitalier universitaire Dijon), vise à caractériser les populations à risque d'hospitalisation pour COVID-19 en France par rapport à la population générale et par rapport au virus de la grippe saisonnière, et à identifier des facteurs associés à la mortalité hospitalière chez les patients hospitalisés pour COVID-19 en France. L’enjeu est de fournir rapidement aux autorités sanitaires des informations utiles à l’élaboration de stratégies de prévention dans un contexte de gestion de crise sanitaire.
  • Le projet SeparationsPietons, coordonné par Alexandre Nicolas (Université Claude Bernard - Lyon 1), porte sur la mesure des distances entre piétons dans différentes situations quotidiennes impliquant des foules afin d’établir des scénarios pour une évaluation des risques de transmission virale. Des modèles existants de probabilité de transmission du virus par voie aérienne en fonction de la distance notamment, seront utilisés pour dresser une typologie des situations selon leur degré de risque de contamination.

 

Au terme de la seconde vague d’évaluation le 12 juin 2020, le comité d’évaluation scientifique de l’appel a retenu 8 projets, parmi les 33 propositions évaluées, pour un accompagnement financier global de 886 K€.

  • Le projet AVICOVID, coordonné par Florence Glenisson (Centre de Recherche Inserm-Université de Bordeaux U1219), porte sur l’impact des modifications de recours aux soins et des réorganisations du système sanitaire liées à la pandémie de Covid-19, sur la qualité du parcours de soins des patients victimes d’infarctus aigu du myocarde (IDM) ou d'accident vasculaire cérébral (AVC) en ex-Aquitaine.
  • Le projet CorDon, coordonné par Gilles Thuret (Biologie ingénierie et imagerie de la Greffe de Cornée - Université Jean-Monnet Saint-Etienne), vise à obtenir rapidement des données sur le risque de contamination des cornées par le SARS-CoV-2, afin d’accompagner l’élaboration de recommandations pour la greffe de cornée (sur la nécessité ou non de présélectionner les donneurs sur le risque Covid, ou les tests à réaliser ou non sur les prélèvements).
  • Le projet COVIDET coordonné par Guillaume Mellon (Etablissement Public de Santé National de Fresnes) a pour objectif l’évaluation de la séroprévalence du SARS-CoV-2 en milieu carcéral, afin de déterminer l’exposition des personnes détenues. Cette évaluation permettra d’entreprendre des actions de santé publique.
  • Le projet COV-JEUNENFANT coordonné par Chantal Zaouche Gaudron (GIS-UFTMiP Bébé, petite Enfance en COntextes - Université de Toulouse) vise à comprendre le vécu des familles avec des enfants de moins de 6 ans pendant le confinement en France, par une analyse des données recueillies lors d’une enquête menée avant le déconfinement. Les analyses seront confrontées au regard des variables démographiques et socio-économiques afin de documenter les modalités selon lesquelles cette crise accroît ou non les inégalités socio-culturelles.
  • Le projet EXPERCRISE cordonné par Brice Laurent (ARMINES – Mines Paris Tech) porte sur les enjeux politiques et sociaux de l’expertise lors de la crise Covid-19, et sur la problématique suivante : « quels sont les éléments qui assurent la crédibilité et la légitimité de l’expertise scientifique mobilisée par la décision publique ? ». Il fournira une étude de cas de la situation française et participera à une étude comparative internationale en vue d’identifier des spécificités nationales.
  • Le projet NucleoCoV2 coordonné par Christophe Mathé (Institut des Biomolécules Max Mousseron - Faculté de Pharmacie - Université Montpellier) concerne la découverte de nouveaux agents anti-Covid-19. Il vise à identifier des analogues nucléosidiques, composés qui appartiennent à une classe d'antiviraux bien connue et dont l’efficacité est prouvée (VIH, HSV, HCV), et à développer des modèles in vitro pour l'évaluation des médicaments candidats.
  • Le projet RECOV, coordonné par Mathilde Husky (Laboratoire de Psychologie - Université de Bordeaux), vise à évaluer les conséquences de la crise sur la santé mentale des soignants et du personnel des EHPAD. Il examinera les problèmes de santé mentale, allant d'une détresse légère à des troubles psychiatriques sévères, afin d’identifier les besoins en matière de soins et les obstacles perçus concernant l'utilisation de services spécialisés.
  • Le projet SPILLBACK coordonné par Eric Leroy (Institut de Recherche pour le Développement – Montpellier) étudiera le risque d’introduction et d’endémisation du SARS-CoV-2, directement ou par le biais des animaux domestiques, dans la faune animale des forêts tropicales humides de République du Congo. Il accordera une attention particulière à l’émergence de variants viraux issus de transmissions interspécifiques multiples du SARS-CoV-2 ou de recombinaison génétique avec les coronavirus circulants.

 

A l’issue de la troisième vague d’évaluation le 25 juin 2020, le comité d’évaluation scientifique de l’appel a retenu 10 projets, parmi les 31 propositions évaluées, pour un accompagnement financier global d’1,067 M€.

  • Le projet Com Covid-19, coordonné par Didier Courbet (Institut Méditerranéen en Sciences de l'Information et de la Communication – Université Aix Marseille), vise à mieux comprendre la perception des politiques publiques et de la communication mises en œuvre par les instances publiques, et à élaborer des recommandations pour contribuer à l’amélioration des messages de prévention liés à l'épidémie de Covid-19.
  • Le projet CoMemRep coordonné par Reguera Juan (Architecture et Fonction des Macromolécules Biologiques - Université d'Aix-Marseille) porte sur la caractérisation des complexes de réplication du SRAS-CoV-2 associées à la membrane. Il vise à fournir de nouvelles cibles thérapeutiques pour les antiviraux ciblant l'association membranaire et l'oligomérisation des complexes de réplication, et à améliorer la compréhension des mécanismes de la réplication du SARS.
  • Le projet COVID-NeuroResp, coordonné par Laurence Bodineau (UMRS 1158 Neurophysiologie Respiratoire Expérimentale et Clinique - Faculté de Médecine - Site Pitié-Salpêtrière), vise à explorer par différentes approches l'impact du SARS-CoV-2 sur le contrôle nerveux de la respiration chez des patients Covid-19 et sur un modèle de souris. L’amélioration des connaissances sur un éventuel dysfonctionnement des réseaux neuronaux contrôlant la respiration et la dyspnée permettrait de mieux définir la prise en charge des patients et d'identifier les facteurs de risque à long terme chez les patients infectés.
  • Le projet COVIFAT coordonné par Olivier Bourron (UMRS 1138 Centre de Recherche des Cordeliers - Inserm) a pour objectif de déterminer la pathogenèse de l’infection du tissu adipeux par le SARS-CoV2. Il étudiera notamment si le virus infecte plus facilement le tissu adipeux de patients obèses par rapport aux patients sans surpoids, s’il a un tropisme particulier pour le tissu adipeux viscéral ou sous-cutané et quels sont les types cellulaires cibles de SARS-CoV2 au sein du tissu adipeux.
  • Le projet NANO-SARS-CoV-2, coordonné par Isabelle Dimier-Poisson (UMR 1282 - INRAE - Université de Tours), concerne le développement d’une plateforme vaccinale anti-SARS-CoV-2 constituée de nanoparticules biocompatibles encapsulant les candidats antigéniques S et N du SARS-CoV-2, ou associant des particules pseudo-virales (VLP) de SARS-CoV-2, afin d'induire des réponses immunitaires humorales et cellulaires au niveau des compartiments muqueux et systémique. Il vise à livrer un candidat vaccin nanoparticulaire muqueux contre le SARS-CoV-2.
  • Le projet PDZCov2, coordonné par Nicolas Wolff (Institut Pasteur / Paris), vise à identifier les interactions entre la protéine E d’enveloppe du SARS-CoV et les protéines cellulaires humaines à domaine PDZ, les caractériser et préciser leur rôle biologique dans des cellules infectées par le SARS-CoV-2. L’identification des partenaires cellulaires de la protéine E et la caractérisation structurale de leurs interactions seront des résultats utiles pour aider à concevoir des molécules capables de dissocier de tels complexes, fournissant ainsi de potentiels candidats antiviraux.
  • Le projet RED, coordonné par Yannick l'Horty (EA437 Equipe de Recherche sur l’Utilisation des Données Individuelles en lien avec la Théorie Economique - Université Gustave Eiffel / Marne La Vallée), a pour objectif de mesurer les effets de la récession économique et de la crise de l’emploi dans le contexte de la pandémie de Covid-19, sur les discriminations à l’embauche sur le marché du travail.
  • Le projet REHAB-COVID-19, coordonné par Jean-Marc Vallier (UR 201723207F Impact de l'Activité Physique sur la Santé - Université de Toulon), vise à évaluer l’efficacité de deux programmes indiqués aux patients post Covid-19 porteurs de séquelles : la télé réhabilitation, programme de télémédecine validé pour des insuffisances respiratoires, versus la réhabilitation respiratoire « classique ». Il permettra d’accompagner les cliniciens dans le choix des moyens thérapeutiques à employer.
  • Le projet SENOCOVID coordonné par François Trottein (Institut Pasteur / Lille) porte sur la sénescence cellulaire pulmonaire comme cible pour contrôler la Covid-19. Il s’attachera à quantifier l’accumulation des cellules sénescentes au cours de l’infection par le SARS-CoV-2, déterminer la nature des cellules sénescentes et les signatures moléculaires de cette sénescence et analyser l’impact d’une sénescence préexistante et/ou induite sur la réplication virale et les lésions pulmonaires, au moyen de deux modèles expérimentaux complémentaires.
  • Le projet SURVIE, coordonné par Todd Lubart (UMR T_7708 - Laboratoire de Psychologie et d'ergonomie appliquées - Institut de Psychologie - Université de Paris), propose la mise en place d’une démarche d'innovation participative dans cinq organisations (hôpital, réseau de maternités, établissement d’enseignement supérieur, entreprise dans le secteur des transports, startup dans les industries culturelles), afin de favoriser l'émergence de solutions pour faire face aux problèmes liés aux situations de travail dans le contexte lié à la pandémie de Covid-19.

 

A l’issue de la quatrième vague d’évaluation le 10 juillet 2020, le comité d’évaluation scientifique de l’appel a retenu 10 projets, parmi les 38 propositions évaluées, pour un accompagnement financier global d’1,176 M€.

  • Le projet BRAINSTORM coordonné par Stein Silva (UMR 1224 - Toulouse Neuro Imaging Center) vise à élaborer une base de données à partir de patients Covid-19 présentant un delirium, pour la caractérisation in vivo du neurotropisme du SARS-CoV-2, la description des processus inflammatoires systémiques et centraux associés, et l’exploration de l’impact structurel et fonctionnel qui ont ces différents mécanismes lésionnels au niveau cérébral.
     
  • Le projet COERENT, coordonné par François-Loïc Cosset (UMR 5308 - Centre International de Recherche en Infectiologie - Ecole Normale Supérieure de Lyon) vise à mieux comprendre les mécanismes de coévolution et d'entrée du SARS-CoV-2 afin de concevoir et tester des inhibiteurs viraux. Il prévoit également l'identification ultérieure du mécanisme d'action des inhibiteurs identifiés.
     
  • Le projet covidco, coordonné par Mathieu Couttenier (UMR 5824 - Groupe d'Analyse et de Théorie Economique - Ecole Normale Supérieure de Lyon), a pour objectif de fournir en temps réel des évidences statistiques sur les effets des politiques mises en place afin de réduire la courbe de contamination de l’épidémie de COVID-19 sur l’intensité de la violence et des conflits dans le monde. Il s’attachera également à quantifier comment les politiques de confinement et déconfinement ont affecté de façons différenciées les régions au sein d’un même pays.
     
  • Le projet Fam.Conf, coordonné par Julie Landour (UMR 7170 - Institut de recherche Interdisciplinaire en Sociologie, Economie et Science Politique - Université Paris-Dauphine - Paris 9), propose d’examiner les formes d’articulation entre travail et famille, mises en place pendant et après le confinement en France, en Suède et en Suisse, en les croisant à une analyse des inégalités sociales. Il vise à analyser les transformations engendrées sur le plan du maintien en emploi et de la poursuite de la carrière professionnelle, de l’organisation du travail et de son articulation avec les engagements familiaux, de l’éducation et de la continuité pédagogique.
     
  • Le projet MELATOVID coordonné par Ralf Jockers (U1016 - Institut Cochin – Inserm) vise à évaluer le potentiel de la mélatonine et de ses dérivés afin de fournir une solution rapide, préventive ou thérapeutique contre l’infection au Covid-19. Il évaluera l’effet des médicaments mélatoninergiques et leurs mécanismes d'action associés sur des modèles cellulaires infectés par le virus du SARS-CoV-2, et in vivo.
     
  • Le projet PARCOURS COVID, coordonné par Elise Ricadat (UPR 3522 - Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société - Université de Paris) a pour objectif d’étudier les impacts de la réorganisation des ressources sanitaires habituellement dédiées aux personnes atteintes de maladie chronique, et des modalités de confinement et de « déconfinement » sur la prise en charge et l’expérience du soin des malades chroniques.
     
  • Le projet Psy-GIPO2C coordonné par Frederic Denis (EA 7505 - Education, Ethique, Santé - Université de Tours) porte sur les impacts psychologiques et sociétaux de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et est axé sur les professionnels de la psychiatrie et leur organisation de travail dans ce contexte. Il menèra une enquête européenne auprès de 2 000 professionnels de 23 pays.
     
  • Le projet RapdiCovDiag coordonné par Claude Nogues (UMR 8113 - Laboratoire de biologie et pharmacologie appliquée - ENS Paris-Saclay) vise à développer un test diagnostique immunochromatographique (test rapide) permettant la détection sensible et rapide d’antigènes viraux, ainsi qu’une analyse quantitative de la charge virale.
     
  • Le projet SILICOVILUNG, coordonné par Pierre-Yves Brillet (UMR 1272 - Hypoxie et Poumon - Université Paris Nord - Paris 13) vise à mieux connaitre les mécanismes de physiologie régionale dans l’évolution des pneumopathies Covid-19 dans leurs formes sévères et anticiper le développement ou non de séquelles en particulier fibrosantes. Il porte sur le traitement des images de TDM de patients Covid-19 pour une évaluation du remodelage vasculaire et de la mécanique/compliance régionale du poumon.
     
  • Le projet VascCov coordonné par Andreas Bikfalvi (UMR 1029 - Laboratoire de l'Angiogenèse et du Microenvironnement des Cancers) vise à caractériser l’impact de SARS-Cov-2 sur le système vasculaire, en particulier en élucidant les mécanismes d’interaction avec le système ACE / angiotensine.

 

A l’issue de la cinquième vague d’évaluation le 24 juillet 2020, le comité d’évaluation scientifique de l’appel a retenu 6 projets, parmi les 33 propositions évaluées, pour un accompagnement financier global de 783 K€.

  • Le projet COVID-IN-UNI, coordonné par Christine Musselin (UMR 7116 - Centre de sociologie des organisations - Fondation Nationale Sciences Politique, FNSP - Sciences Po), vise à apporter un éclairage sur la gestion organisationnelle des crises au sein des universités françaises face au Covid-19, en étudiant les facteurs qui ont favorisé ou freiné la préparation et la gestion de cette crise sanitaire. Il prévoit une collecte des données sur l’ensemble des universités en 2020 et au premier semestre 2021, et la réalisation d’une étude approfondie, monographique et comparative du gouvernement de la crise dans quatre établissements.
     
  • Le projet COVID-SeroPRIM coordonné par Alessandra Falchi (UR 7310 - Université de Corse Pasquale Paoli) a pour objectif de décrire la séroprévalence des anticorps de l’immunoglobuline G (IgG) contre le SARS-CoV-2 chez les médecins généralistes, les pédiatres, les pharmaciens et les dentistes, et parmi les membres des foyers des professionnels de santé séropositifs, en vue de mieux comprendre l’infection par le SARS-CoV-2 au sein des foyers des professionnels de santé et fournir rapidement des connaissances sur leur niveau d’immunité.
     
  • Le projet COVINNATE, coordonné par Margarita Hurtado-Nedelec (U 1149 - Centre de Recherche sur l’Inflammation - Hôpital Bichat), concerne l’étude de l'implication des phagocytes dans la pathogénèse et la réponse immunitaire du Covid-19, à différents stades de la maladie. Il analysera les principaux effecteurs moléculaires et les fonctions de la réponse immunitaire innée dans les phagocytes pendant la maladie, ainsi que leur corrélation avec les marqueurs inflammatoires et les résultats cliniques indésirables.
     
  • Le projet DISCO, coordonné par Soizick Le Guyader (UPR SG2M - Santé, Génétique et Microbiologie des Mollusques – IFREMER) porte sur la dissémination et la stabilité du SARS-CoV-2 dans l’environnement côtier. Il vise à évaluer la contamination dans les eaux côtières et dans les mollusques et crustacés qui sont souvent utilisés comme sentinelles de la diversité microbienne de leur environnement aquatique.
     
  • Le projet EPI-COV coordonné par Marine Combe (UMR I-SEM 5554 - Institut de Recherche pour le Développement) vise à effectuer une surveillance environnementale du SARS-CoV-2 dans les eaux usées urbaines et périurbaines en Guyane française ; à identifier la présence et la diversité du virus dans l'environnement proche des personnes infectées, sensibles ou ayant guéri de la maladie ; et à identifier les facteurs environnementaux et socio-économiques potentiellement impliqués dans l'émergence et la transmission du Covid-19.
     
  • Le projet TIMING, coordonné par Romain Volmer (UMR (1225) - Interactions Hôtes-Agents Pathogènes (IHAP) - INRAE - Centre Occitanie-Toulouse), vise à déterminer les conséquences de la cinétique de la réponse interférons de type I, principales cytokines antivirales, sur l'évolution clinique et la réponse immunitaire lors d'infection par le SARS-CoV-2, en combinant des analyses virologiques et des analyses de la réponse immunitaire.

 

A l’issue de la sixième vague d’évaluation le 2 septembre 2020, le comité d’évaluation scientifique de l’appel a retenu 6 projets, parmi les 38 propositions évaluées, pour un accompagnement financier global de 706 K€.

  • Le projet CO-VI-CO, coordonné par Marion Tillous (UMR 8238 Laboratoire d'Etudes sur le Genre et la Sexualité (LEGS) - Université Paris Vincennes Saint Denis - Paris 8), s’attachera à recueillir les récits de personnes victimes de violence et de surveillance conjugales sur leurs pratiques spatiales pendant et après le confinement, et à analyser les politiques publiques menées en réponse aux violences conjugales et leur articulation avec les associations d’aide aux victimes et les acteurs de la société civile.
     
  • Le projet CoviNK, coordonné par Martin Villalba (UMR U1183 Institut de Médecine Régénérative et Biothérapies (IMRB) - CHRU de Montpellier), propose d’utiliser des cellules tueuses naturelles (NK) portant un mAb anti-spike, pour le traitement de la COVID-19. L’équipe s’appuiera sur un protocole de production de NK expansées (eNK) breveté par l'Inserm, et sur une nouvelle approche pour charger de manière stable des anticorps monoclonaux (mAbs) sur la membrane des cellules NK, actuellement développée pour la thérapie anticancéreuse.
     
  • Le projet CRISPR-TARGET-CoV, coordonné par Caroline Goujou (UMR 9004 Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier (IRIM) – CNRS), vise à réaliser des cribles employant la technologie CRISPR à l’échelle du génome afin d’identifier les cofacteurs et les inhibiteurs cellulaires du SARS-CoV-2. Il s’attachera ensuite à cribler des molécules d’intérêt sélectionnées pour leur pertinence par rapport aux facteurs cellulaires identifiés. L’effet des meilleures molécules sera validé ex vivo dans un système 3D des cibles primaires respiratoires du SARS-CoV-2.
     
  • Le projet DC-CoVaC, coordonné par Véronique Godot (UMR U955 Institut Mondor de Recherche Biomédicale - IMRB), vise à tester l'immunogénicité et l'effet préventif d'une combinaison de deux plateformes vaccinales en phase 1 à 3 de développement clinique. Leur approche vise à induire une réponse des cellules T et B poly-épitopiques. Les vaccins seront testés dans deux modèles précliniques afin d’étudier in vivo les réponses immunitaires humaines induites par des vaccins, et démontrer l'effet protecteur de ces vaccins.
     
  • Le projet LOCA-LEX COVID, coordonné par Lisa Carayon (UMR 8156 Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux Sciences sociales, Politique, Santé (IRIS) – EHESS), propose d’enrichir le travail d'analyse et de cartographie des mesures préfectorales mises en œuvre dans les premiers temps de l'épidémie de COVID-19, par une analyse pluridisciplinaire, et de l'étendre à d'autres niveaux de décisions locales (régionales, communales). Il permettra de rendre compte des écarts possibles entre différentes collectivités dans la gestion de l'épidémie, et de contribuer à la réflexion sur l’échelon de prise de décision le plus à même de répondre efficacement à une crise sanitaire de cette ampleur.
     
  • Le projet XTCOVIF, coordonné par Michalis Vazirgiannis (UMR 7161 Laboratoire d'Informatique de l'Ecole polytechnique (LIX) - Ecole Polytechnique - Palaiseau) étudiera les impacts sociaux et économiques du COVID-19 à l'aide de données obtenues sur le réseau social Twitter. Il permettra aux chercheurs et aux décideurs politiques d'étudier la crise du COVID-19 dans une perspective sociale et d'analyser le comportement humain et la diffusion de l’information pendant la pandémie.

L’appel RA-Covid-19 reste ouvert et les coordinateurs de projets ont jusqu’au 28 octobre 2020 pour déposer une proposition.

Plusieurs nouvelles vagues d’évaluation et de sélection se tiendront dans les prochaines semaines, au regard du volume des propositions déposées.

Consultez le texte de l’appel et les résultats des premières vagues d’évaluation sur la page de l’appel

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