metagenome; gut microbiota; enterotypes; bioactives; cohort studies; faecal biobank; diagnosis; biomarkers; nutrition; therapeutics

MetaGenoPolis

Démonstrateurs (DPBS)

Démonstrateurs

Informations générales

Référence projet : 11-DPBS-0001
RST : Stanislav DUSKO EHRLICH
Etablissement Coordinateur : INRA Jouy-en-Josas
Région du projet : Île-de-France
Discipline : 5 - Bio Med

Aide de l'ANR 19 000 000 euros
Investissement couvrant la période de mars 2012 à décembre 2019

Résumé de soumission

L’ensemble des microbes du tractus digestif humain (microbiote) est un véritable organe, longtemps négligé, faute de méthodes pour l’étudier. A MetaGenoPolis (MGP) nous utilisons les méthodes les plus puissantes, métagénomique quantitative et fonctionnelle, pour évaluer le rôle du microbiote dans la santé et la maladie, en collaboration avec la communauté médicale, académique et industrielle. L’intérêt de ces communautés se manifeste au travers de 89 contrats qui les lient à MGP depuis le début du projet, dont le montant est de ~24 M€, partagés entre le privé (57%) et le public (43%). Cet intérêt est suscité par les avancés de MGP dans le domaine de la santé, ouvrant les pistes vers une médecine mieux traitante et plus préventive.

Pour exemple, l’étude de la cirrhose de foie (400 000 patients en France), a révélé une altération massive du microbiote, qui peut être détectée par un simple examen de selles et la maladie ainsi diagnostiqué. La sévérité de la maladie peut être déduite du niveau de l’altération – plus elle est prononcée, plus la maladie est grave. Le microbiote altéré produit des substances aggravant la cirrhose. Le remplacer par transplantation à partir d’un donneur sein est une piste de traitement de la cirrhose à explorer.

Un autre exemple est la perte de la richesse des communautés microbiennes intestinales – une atrophie de l’organe négligé – qui indique le risque accrue de développer le diabète ou les complications cardio-vasculaires. Une intervention nutritionnelle peut corriger la perte de la richesse, et ainsi diminuer potentiellement le risque de maladies chroniques. Retarder les maladies, par les traitements préventifs basés sur la détection du risque par l’examen de l’organe négligé permettrait d’économiser non seulement des ressources considérables mais aussi des souffrances immesurables.

Nos travaux ont donné lieu en 2016 à 18 publications dans les journaux scientifiques à haut ou très haut impact, et au dépôt de 2 demandes de brevet.

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

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