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La sélection sexuelle dans le monde végétal – SEXIPLANTS

Résumé de soumission

Le projet SEXIPLANTS cherche à produire un test empirique de la théorie de la sélection sexuelle chez les plantes et à comprendre les méchanismes sous-jacents à celle-ci.

La sélection sexuelle, agissant via l'accès aux partenaires sexuels et à leurs gamètes, a permis d'expliquer l'évolution d'une multitude de stratégies reproductives animales. La sélection sexuelle émerge typiquement lorsque les femelles produisent un moins grand nombre de gamètes, et de plus grosse taille, que les mâles. Cette situation, que l'on nomme anisogamie, génère une compétition entre les mâles pour l'accès aux rares ovules. La théorie de la sélection sexuelle devrait donc être universellement valide pour l'ensemble des organismes sexués anisogames et donc inclure les végétaux. Bien que l'idée selon laquelle la sélection sexuelle agit chez les plantes est largement répandue dans la littérature, la majorité des prédictions de la théorie de la sélection sexuelle n'ont pas été testées chez les plantes.

Grâce à une approche combinant différentes méthodes, incluant l'évolution expérimentale chez la plante hermaphrodite Brassica rapa et des analyses comparatives chez les angiospermes, le projet SEXIPLANTS teste:

Q1. Test de la théorie.
Est-ce que les prédictions les plus fondamentales de la théorie sont valide chez les plantes ?
Nous testerons empiriquement les prédictions clés de la théorie de la sélection sexuelle concernant la compétition entre mâles et les processus de choix de partenaires, et étudieront leurs conséquences démographiques et génétiques.

Q2. Spécificité
Est-ce que l'action des pollinisateurs introduit une spécificité dans l'action de la sélection sexuelle?
Nous testerons empiriquement comment le comportement des pollinisateurs et la variation de leur densité altèrent les processus de sélection sexuelle.

Q3. Perception
Est-ce que les plantes peuvent percevoir et répondre à une variation de la compétition pour l'accès aux partenaires sexuels?
Nous testerons empiriquement si les plantes peuvent ajuster plastiquement leurs stratégies reproductives à une variation de la compétition pour l'accès aux partenaires sexuels.

Le projet SEXIPLANTS contribuera au développement d'une théorie uniforme et intégrative de la sélection sexuelle incluant les organismes à reproduction sexuée anisogames, tels que les plantes, avec des implications potentielles pour la biologie de la conservation.

Coordinateur du projet

Madame Jeanne Tonnabel (Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) - Délégation Régionale Occitanie Est)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

CNRS DR 13 Occitanie Est Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) - Délégation Régionale Occitanie Est

Aide de l'ANR 52 018 euros
Début et durée du projet scientifique : février 2023 - 24 Mois

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