Résilience - COVID-19 - Résilience - Coronavirus disease 2019

Valeur pronostique des auto-anticorps ANTi-Interféron de type I chez les patients pris en charge pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë associé au COVID-19 : une étude de cohorte observationnelle multicentriq – ANTICOV

Résumé de soumission

L’infection sévère à SARS-CoV-2 se caractérise par un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), dont la mortalité est comprise entre 30 et 40% selon les études. Une altération profonde de la réponse interféron (IFN) de type I, essentielle dans la réponse antivirale, a été mise en évidence chez les patients atteints de formes graves de COVID-19, associée à une réplication virale élevée. Une étude récente a mis en évidence la présence d’anticorps anti-IFN chez 10% des patients admis en réanimation pour une forme grave de COVID-19. Cette découverte a des implications thérapeutiques potentiellement importantes, la principale d’entre elle reposant sur l’hypothèse que les patients ayant des anticorps anti-IFN positifs pourraient bénéficier d’interventions thérapeutiques ciblées.
L’objectif principal du travail actuel est de mesurer la prévalence des anticorps anti-IFN de type I dans une large cohorte de patients pris en charge en réanimation pour une insuffisance respiratoire aiguë secondaire à une infection sévère à SARS-CoV-2 et de déterminer la valeur pronostique des patients ayant des anticorps anti-IFN positifs versus négatifs selon la présentation clinique et les facteurs pronostiques cliniques.
L’objectif secondaire est d’étudier l’association entre l’activation polyclonale B, associée à la présence d’autres marqueurs d’auto-immunité, et la présence des anticorps anti-IFN.
Une large cohorte multicentrique incluant des patients admis dans 13 réanimations franciliennes pour insuffisance respiratoire aiguë secondaire à une forme grave de COVID-19 sera constituée. Une biobanque sera centralisée au Laboratoire d’Immunologie Biologique de l’Hôpital Henri Mondor, Créteil, où tous les sérums seront screenés pour la présence d’anticorps anti-IFN, et d'autres tests d’auto-immunité réalisés (dosage d'anticorps anti-nucléaires, anticardiolipines, anti-muscle lisse, facteur rhumatoïde etc). Les sérums des patients positifs pour les anticorps anti-IFN seront ensuite réanalysés au Laboratoire de Génétique Humaine des Maladies Infectieuses (GHMI), Institut Imagine, Paris, avec une méthode de référence (Bastard et coll. Science 2020).
Le nombre minimal de patients à inclure était de 530 patients. La durée de suivi de chaque patient est de 28 jours. L’étude a été approuvée par le Centre de Protection des Personnes Nord Ouest IV le 5 novembre 2020 (# EudraCT : 2020-A03009-30 ; NCT 04733105). Les inclusions ont débuté le 19 novembre 2020. Au 1er mars 2021, plus de 650 patients ont déjà été inclus dans la cohorte.
Cette étude permettra d’apporter des données épidémiologiques essentielles quant au pronostic des patients ayant une forme grave de COVID-19 et des anticorps anti-IFN positifs, prérequis indispensable à toute intervention thérapeutique ciblant ces anticorps. Des données originales concernant le lien entre anticorps anti-IFN et auto-immunité permettront également de mieux explorer l’existence d’une activation polyclonale B chez ces patients.

Coordination du projet

Nicolas De Prost (DMU APHP.Mondor : MEDECINE)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

MEDECINE DMU APHP.Mondor : MEDECINE

Aide de l'ANR 67 200 euros
Début et durée du projet scientifique : avril 2021 - 12 Mois

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