CE39 - Sécurité Globale, Cybersécurité 2021

Coordination des équipes médicales et non-médicales en contexte extrême. – COMEXT

COMEXT

Coordination des équipes médicales et non-médicales en situation extrême

Enjeux et objectifs

Avec l'augmentation de la menace terroriste mais aussi des catastrophes liées au changement climatique et les opérations de prise en charge humanitaires massives, on assiste à un intérêt renouvelé pour les contextes extrêmes et a coordination des équipes d’intervention d'urgence : coordination entre équipes de primo-intervenants médicaux et non médicaux et leur coordination avec les équipes de 2e ligne. Les situations extrêmes, hors norme, ont d’abord été considérées comme très exceptionnelles. Pourtant, nous sommes actuellement confrontés à une croissance de la complexité des situations extrêmes, due à de multiples facteurs qui doivent être étudiés plus avant. Par ailleurs, on assiste également à un rapprochement des situations « normales » et des situations « extrêmes ». Bien appréhender les caractéristiques et les conséquences des situations extrêmes concerne donc de plus en plus d’organisations. Dans ce contexte, les organisations doivent modifier leurs réponses : leur organisation, la coordination inter-organisationnelle, mais aussi leur préparation. Elles ont tendance à augmenter le nombre de plans, tout en essayant de préserver une certaine agilité pour les premiers intervenants. L'efficacité de la réponse dépend fortement de la préparation et de la coordination des primo-intervenants, par exemple les différents groupes médicaux d'urgence, les services de police, les pompiers. Dans cette perspective, l'objectif du projet est double. Premièrement, il vise à faire progresser les connaissances sur la coordination, la construction de sens et d'action collective et l'apprentissage dans des contextes extrêmes. Ensuite, il vise à améliorer les réponses d'urgence en termes de coordination, de formation et de processus d'apprentissage liés à la gestion des situations extrêmes. Le projet étudie la coordination des équipes de primo-intervenants (principalement les groupes d'urgence médicale, les unités de police et les brigades de pompiers) dans des contextes extrêmes et leur coordination avec les seconds intervenants (en particulier les services hospitaliers). Il évalue l'impact de la complexité croissante dans les situations extrêmes sur la coordination et la prise de décision des primo-intervenants. Dans une 2e phase, le projet a visé à déterminer les conditions d'une coordination efficace en identifiant les facteurs de succès et d'échec dans l'organisation et la coordination des différents intervenants en situation de crise extrême. Enfin, il vise à proposer de nouvelles formes organisationnelles de coordination, de recrutement, de formation et de modalités d'apprentissage. Il s'intéresse également aux formes de préparation permettant d'affronter des situations extrêmes et des crises.

- Etude de cas : collectes de données qualitatives, combinant observation participante et non participante de la préparation à la crise des gestionnaires d'urgence, entretiens semi-structurés, groupes de discussion et sources secondaires.

Conformément à Charmaz et al. (2014), les données ont été analysées en deux à trois étapes de codage, du codage contextuel au codage théorique. La fiabilité et la validité des résultats ont été évaluées selon les prescriptions de Lincoln & Guba (1985).

 

- Enquête par questionnaire auprès de médecins en charge de la crise (responsables SAMU, directeurs et directrices médicaux de crise).

Notre étude confirme l'importance des préparations par exercices, préparations qui doivent monter en puissance au fur et à mesure des exercices, qui créent de la surprise, mettent en situation de doute, déstabilisante, pour les participants. Elles jouent un rôle essentiel dans le développement d'une culture de crise au sein des organisations, notamment pour la coordination entre soignants et autres professionnels. Les exercices communs permettent de mieux comprendre le rôle de chacun, de mieux se connaître, d'appréhender la façon dont les différents responsables font face à des situations complexes et stressantes.

 

Le projet montre l'importance de prendre en considération une très large palette de situations extrêmes, pas uniquement liées à des crises ponctuelles, mais qui se superposent et durent. Les surcrises et polyrcrises ont de fortes conséquences sur la coordination des équipes et la façon de les intégrer dans les préparations. Notre étude met également en lumière la normalisation de la crise et ses conséquences pour les organisations de secours et pour les hôpitaux.

 

 

 

Accompagner la montée en compétences et la préparation à la crise des hôpitaux

 

Le projet a permis de dévoiler le rôle central des hôpitaux et leur faible niveau de préparation à la crise, par rapport à d'autres acteurs pré-hospitaliers. Notre étude montre l'importance de s'appuyer sur les directrices et directeurs médicaux de crise, médecins chargés d'organiser l'offre de soins en situation de crise dans les hôpitaux. Ce sont des personnes clé dans le dispositif de crise, au-delà des situations sanitaires exceptionnelles.

Cela suppose de :

- revoir le poste de DMC qui n'a pas été conçu pour un engagement sur la durée et ses conditions.

- d'accompagner leur montée en compétence et leur professionnalisation par le biais de formations spécifiques et de l'animation d'une communauté de pratiques.

 

 

Avec l'augmentation de la menace terroriste mais aussi des catastrophes liées au changement climatique et les opérations de prise en charge humanitaires massives, on assiste à un intérêt renouvelé pour les contextes extrêmes et a coordination des équipes d’intervention d'urgence : coordination entre équipes de primo-intervenants médicaux et non médicaux et leur coordination avec les équipes de 2e ligne.

Les situations extrêmes, hors norme, ont d’abord été considérées comme très exceptionnelles. Pourtant, nous sommes actuellement confrontés à une croissance de la complexité des situations extrêmes, due à de multiples facteurs qui doivent être étudiés plus avant. Par ailleurs, on assiste également à un rapprochement des situations « normales » et des situations « extrêmes ». Bien appréhender les caractéristiques et les conséquences des situations extrêmes concerne donc de plus en plus d’organisations.
Dans ce contexte, les organisations doivent modifier leurs réponses : leur organisation, la coordination inter-organisationnelle, mais aussi leur préparation. Elles ont tendance à augmenter le nombre de plans, tout en essayant de préserver une certaine agilité pour les premiers intervenants. L'efficacité de la réponse dépend fortement de la préparation et de la coordination des premiers intervenants, par exemple les différents groupes médicaux d'urgence, les services de police, les pompiers.
Dans cette perspective, l'objectif du projet est double. Premièrement, il vise à faire progresser les connaissances sur la coordination, la construction de sens et d'action collective et l'apprentissage dans des contextes extrêmes. Ensuite, il vise à améliorer les réponses d'urgence en termes de coordination, de formation et de processus d'apprentissage liés à la gestion des situations extrêmes.
Le projet étudie la coordination des équipes de premiers intervenants (principalement les groupes d'urgence médicale, les unités de police et les brigades de pompiers) dans des contextes extrêmes et leur coordination avec les seconds intervenants (en particulier les services hospitaliers).
Dans cette optique, le projet va :
- Évaluer l'impact de la complexité croissante dans les situations extrêmes sur la coordination et la prise de décision des premiers intervenants ;
- Déterminer les conditions d'une coordination efficace en identifiant les facteurs de succès et d'échec dans l'organisation et la coordination des intervenants en situation de crise extrême ;
- Proposer de nouvelles formes organisationnelles de coordination, de recrutement, de formation et de modalités d'apprentissage.

Coordination du projet

Marie-Léandre Gomez (Association Groupe ESSEC)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

ESSEC Association Groupe ESSEC
DMU DREAM DMU APHP.Sorbonne : Département Réanimation Anesthésie Médecine Péri-Opératoire
RdS République des savoirs : Lettres, Sciences, Philosophie

Aide de l'ANR 476 595 euros
Début et durée du projet scientifique : octobre 2021 - 36 Mois

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