Résilience GE - Résilience Grand Est

Architecture et enseignements alternatifs : comment définir de nouveaux espaces d’apprentissage dans un contexte de crise épidémique ? – Architecture

Résumé de soumission

La crise sanitaire actuellement en cours, découlant de la diffusion à l’échelle mondiale de la maladie à coronavirus Covid-19, engendre de profondes évolutions dans les rapports que chacun entretient avec l’autre et avec l’espace. Comment, dans ce contexte, continuer à développer des liens de confiance et de sociabilité ? Comment repenser les espaces de l’enseignement, primaire, secondaire et supérieur ? Quelles évolutions des dispositifs spatiaux seraient susceptibles d’assurer tout à la fois la sécurité sanitaire et les besoins en matière de liens sociaux des élèves, des enseignants et des différents personnels engagés dans le domaine de l’enseignement ?

Ce projet de recherche-action propose ainsi dans un premier temps, de porter un regard rétrospectif sur l’histoire du mouvement hygiéniste qui, au cours des XIX° et XX° siècles, a eu une influence considérable sur l’urbanisme et l’architecture modernes ; il a également généré de nouveaux dispositifs spatiaux adaptés à l’enseignement et imaginés pour être optimaux en matière d’hygiène comme « les écoles de plein air », dans lesquelles un lien direct des espaces d’enseignement avec l’extérieur et la nature est proposé aux élèves. L’analyse de tels dispositifs expérimentaux parfois sous-exploités ou oubliés nourrira les deux autres phases de la recherche.
Le second axe étudiera les impacts socio-spatiaux contemporains de l’épidémie dans les milieux scolaires et les mécanismes d’adaptation mis en œuvre par l’ensemble des acteurs de l’éducation : il s’agit d’observer et d’analyser les changements représentationnels et pratiques, à la fois sur le versant pédagogique et sur celui des sociabilités, dans le champ de l’éducation en contexte sanitaire épidémique. Il consistera ainsi en une vaste étude de terrain, permettant la collecte de données spatiales de type relevés architecturaux mais aussi sociales, grâce à l’observation in situ, à l’analyse des contextes et à la collecte des témoignages des acteurs. Une place importante sera accordée au recueil de la parole des différentes catégories d’usagers.
Enfin, le troisième axe proposera d’expérimenter des dispositifs spatiaux, imaginés grâce aux observations issues des deux premières phases de recherche, grâce à une collaboration interdisciplinaire. Il s’agira donc de croiser les résultats des axes précédents pour identifier des situations sociales, spatiales et territoriales plus favorables que d’autres à la résilience, au développement de sociabilités (y compris en situation de crise), aux appropriations pédagogiques, ou encore qui tentent de proposer un rapport spécifique à la nature. Des configurations spatiales spécifiques seront alors proposées à l’expérimentation et mises en situations de test. La question principale qui sous-tend cette démarche est donc la suivante : comment concevoir des espaces d’enseignement permettant de répondre aux enjeux sanitaires, sans renoncer aux enjeux de développement de la sociabilité et de soutenabilité des rapports à la nature ?
L’ensemble pourra être valorisé à la fois en ligne et sous la forme d’une exposition accompagnée d’un catalogue.

Coordination du projet

Karine THILLEUL (ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D' ARCHITECTURE DE NANCY)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

ENSAN ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D' ARCHITECTURE DE NANCY

Aide de l'ANR 68 125 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2020 - 18 Mois

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