CE41 - Inégalités, discriminations, migrations

Violences de genre et intersectionnalité dans les outre-mer français – VIdOM

Violences de genre et intersectionnalité dans les Outre-mer français

Ce projet, dont l’objectif est théorique et empirique, contribue au champ d’étude des violences de genre et mobilise une perspective intersectionnelle. Il repose sur l’hypothèse que le contexte postcolonial et les caractéristiques socio-économiques des trois territoires ultramarins étudiés - Guadeloupe, Martinique, La Réunion - favorisent certains facteurs associés au risque de subir des violences pour les femmes et les hommes, et complexifient les parcours de sortie des violences. Ce projet constitue le prolongement de l'enquête de recherche Virage dans les Outre-mer menée par l'Ined en 2018.

Enjeux d'une recherche sur genre, violence et intersectionnalité dans les Outre-mer

Ce projet, dont l’objectif est théorique et empirique, contribue au champ d’étude des violences interpersonnelles fondées sur les inégalités entre les femmes et les hommes et sur les représentations sociales, notamment sexistes. Il repose sur l’hypothèse que les contextes historiques et politiques et les caractéristiques socio-économiques des trois territoires étudiés - Guadeloupe, Martinique, La Réunion - favorisent certains facteurs associés au risque de subir des violences pour les femmes et les hommes, et complexifient les parcours de sortie des violences. Ce projet fait suite à l’enquête sociodémographique sur les violences et les rapports de genre (Virage dans les Outre-mer) menée par l'Ined en 2018 dans ces trois territoires ultramarins. Il contribuera à l’avancement théorique, à la transformation du regard sur les violences dans ces territoires et produira des connaissances inédites.<br />L’activité du projet s’organise autour de quatre axes thématiques :<br />Le premier axe a pour objectif de mettre à jour les conditions sociales et culturelles de production des situations de violences intrafamiliales subies durant l’enfance tant par les filles que les garçons. Des hypothèses sur le rôle des contextes sociaux et de l’éducation familiale, toutes en lien avec l’héritage esclavagiste, colonial et religieux, seront discutées. Il s’agira d’étudier l’impact des violences sur les parcours dans une perspective genrée et intersectionnelle, afin d’éclairer des dynamiques inégalitaires.<br />L’axe 2 se focalise sur l’interrelation entre précarité – prégnante dans ces territoires - et violences subies à l’âge adulte. A travers des exemples illustratifs de situations de précarité, à savoir la monoparentalité et la migration pour les femmes, nous chercherons à éclairer les différents processus façonnant le continuum de violence. De même, nous analyserons l’interrelation entre précarité et violence subie pour les hommes avec l’hypothèse que les processus diffèrent de ceux produisant les violences faites aux femmes.<br />L’axe 3 vise à approfondir la compréhension des mécanismes de sortie des violences, à travers une analyse des processus de révélation et de dénonciation, puis de ce qui facilite ou freine l’accès au recours pour les victimes femmes et hommes. L’analyse privilégiera le point de vue des victimes et mettra en lumière le rôle des actrices et acteurs, notamment des professionnels de la santé et de la justice ainsi que des congrégations religieuses, dans l’accès (ou le frein) au recours. <br />L’axe 4 examine le traitement institutionnel des violences en analysant les représentations institutionnelles des violences conjugales et de ces victimes. L’analyse portera sur les contextes historique, politique et social afin de rendre compte des contours des politiques locales de lutte contre les violences conjugales.

L’originalité méthodologique de ce projet, dans le champ des recherches sur les violences, est de s’appuyer à la fois sur l’exploitation d’une nouvelle enquête statistique sur les violences de genre et sur des matériaux qualitatifs (entretiens auprès de victimes, d’acteurs locaux, élaboration de corpus d’articles de presse, de contenus textuels et visuels de campagnes de prévention).

Les retombées de ce projet seront importantes dans deux domaines. D’une part, la valorisation des résultats de notre projet se concrétisera par des manifestations et des publications scientifiques à l’échelle française et internationale. D’autre part, compte tenu de l’actualité forte sur les violences envers les femmes en France métropolitaine et dans ces territoires, l’ambition est également de s’assurer de son impact politique et social par des présentations auprès des acteurs locaux, la production d’articles dans des revues professionnelles, d’aide à la production de kits de formation, de synthèses des résultats, accessibles et largement diffusées, de façon à transférer rapidement les résultats auprès des différents acteurs institutionnels locaux et nationaux.

Consolider des équipes locales et des collectifs de recherche sur le genre et les violences interpersonnelles dans et entre les différents territoires d'Outre-mer

Articles, communications dans des séminaires et des colloques, restitutions publiques

Ce projet, dont l’objectif est théorique et empirique, contribue au champ d’étude des violences de genre et mobilise une perspective intersectionnelle. Il repose sur l’hypothèse que le contexte postcolonial et les caractéristiques socio-économiques des trois territoires ultramarins étudiés - Guadeloupe, Martinique, La Réunion - favorisent certains facteurs associés au risque de subir des violences pour les femmes et les hommes, et complexifient les parcours de sortie des violences. Ce projet constitue le prolongement de la recherche initiée autour de l’enquête sociodémographique sur les violences et les rapports de genre (Virage) menée en 2018 dans ces trois territoires ultramarins. Il contribuera à l’avancement théorique, à la transformation du regard sur les violences dans ces territoires et produira des connaissances inédites, notamment sur le contexte réunionnais.

L’activité du projet s’organise autour de quatre axes thématiques :
Le premier axe a pour objectif de mettre à jour les conditions sociales et culturelles de production des situations de violences intrafamiliales subies durant l’enfance tant par les filles que les garçons. Des hypothèses sur le rôle des contextes sociaux et de l’éducation familiale, toutes en lien avec l’héritage esclavagiste, colonial et religieux, seront discutées. Il s’agira d’étudier l’impact des violences sur les parcours dans une perspective genrée et intersectionnelle, afin d’éclairer des dynamiques inégalitaires.
L’axe 2 se focalise sur l’interrelation entre précarité – prégnante dans ces territoires - et violences subies à l’âge adulte. A travers des exemples illustratifs de situations de précarité, à savoir la monoparentalité et la migration pour les femmes, nous chercherons à éclairer les différents processus façonnant le continuum de violence. De même, nous analyserons l’interrelation entre précarité et violence subie pour les hommes avec l’hypothèse que les processus diffèrent de ceux produisant les violences faites aux femmes.
L’axe 3 vise à approfondir la compréhension des mécanismes de sortie des violences, à travers une analyse des processus de révélation et de dénonciation, puis de ce qui facilite ou freine l’accès au recours pour les victimes femmes et hommes. L’analyse privilégiera le point de vue des victimes et mettra en lumière le rôle des actrices et acteurs, notamment des professionnels de la santé et de la justice ainsi que des congrégations religieuses, dans l’accès (ou le frein) au recours.
L’axe 4 examine le traitement institutionnel des violences en analysant les représentations institutionnelles des violences conjugales et de ces victimes. L’analyse portera sur les contextes historique, politique et social afin de rendre compte des contours des politiques locales de lutte contre les violences conjugales.
L’originalité méthodologique de ce projet, dans le champ des recherches sur les violences, est de s’appuyer à la fois sur l’exploitation d’une nouvelle enquête statistique sur les violences de genre et sur des matériaux qualitatifs (entretiens auprès de victimes, d’acteurs locaux, élaboration de corpus d’articles de presse, de contenus textuels et visuels de campagnes de prévention).
Les retombées de ce projet seront importantes dans deux domaines. D’une part, la valorisation des résultats de notre projet se concrétisera par des manifestations et des publications scientifiques à l’échelle française et internationale. D’autre part, compte tenu de l’actualité forte sur les violences envers les femmes en France métropolitaine et dans ces territoires, l’ambition est également de s’assurer de son impact politique et social par des présentations auprès des acteurs locaux, la production d’articles dans des revues professionnelles, d’aide à la production de kits de formation, de synthèses des résultats, accessibles et largement diffusées, de façon à transférer rapidement les résultats auprès des différents acteurs institutionnels locaux et nationaux.

Coordination du projet

Stéphanie CONDON (Genres, sexualité, inégalités)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

SAGE Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (UMR 7363)
CURAPP-ESS Centre universitaire de recherches sur l'action publique et le politique. Epistémologie et Sciences sociales
C.E.R.T.O.P CENTRE D'ETUDE ET DE RECHERCHE TRAVAIL, ORGANISATION, POUVOIR
AIHP-GEODE ARCHEOLOGIE INDUSTRIELLE, HISTOIRE, PATRIMOINE, DEVELOPPEMENT DE LA CARAIBE
LCF Laboratoire de recherches sur les espaces Créoles et Francophones
GENRE Genres, sexualité, inégalités

Aide de l'ANR 334 628 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2020 - 42 Mois

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