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Corrosions atmosphérique et marine. Impact des composés chimiques issus de la décomposition des sargasses et rôle des microorganismes sur la corrosion de matériaux métalliques. Considérations phénoménologique et juridique – CORSAiR

CORSAiR

Corrosions atmosphérique et marine. Impact des composés chimiques issus de la décomposition des sargasses et rôle des microorganismes sur la corrosion de matériaux métalliques. Considérations phénoménologique et juridique.

Principaux objectifs du projet CORSAiR

Les objectifs poursuivis par le projet CORSAiR sont : i) de caractériser la cinétique de corrosion, ii) de lier les phénomènes de corrosion accélérée à la «présence« des algues Sargasses en identifiant les mécanismes de dégradation, iii) de trouver des solutions physico-chimiques et de proposer des «arrangements« juridiques, iv) proposer des voies de valorisation. Le projet s'inscrit donc dans le Thème 4 « Impacts des échouages ??et stratégies de survie » de l'APP. Pour mener à bien ce projet, le consortium s'appuiera dans un premier temps sur un retour d'expérience de terrain à travers deux structures martiniquaises totalement immergées et à l'écoute de la population et de l'industrie. Cela permettra de cibler les zones côtières ou intérieures les plus scientifiquement solides, de bénéficier d'un réseau de mesures en place et d'identifier les demandes émanant des citoyens et des collectivités afin d'y répondre au mieux (Approche juridique) . La proposition est divisée en 3 axes de recherche principaux, entre lesquels des interactions existent. Le premier domaine étudié est la corrosion atmosphérique. Il visera à déterminer les taux de dégradation de plusieurs métaux entrant dans la composition d'éléments électroniques et d'enveloppes métalliques d'appareils intérieurs (électroménagers, Hifi, TV...). Le deuxième domaine étudié est la corrosion marine. L'objectif est d'identifier les causes de dégradation accélérée des structures métalliques immergées (ponton, palplanche, canalisation, coque métallique, etc.) liées à la présence de micro-organismes vivant dans un environnement où sont présents des radeaux d'algues Sargasses. Le troisième axe concerne l'approche juridique de ces problèmes liés à la dégradation accélérée des surfaces terrestres et marines. Un work package est dédié à la gestion de projet, et vise à stimuler les interactions entre partenaires, assurer l'avancement du projet sur la base d'indicateurs, valoriser les actions et les résultats auprès des différents publics et organiser des rencontres entre partenaires.

Le projet CORSAiR est proposé par un consortium multidisciplinaire de 9 partenaires aux bases scientifiques complémentaires en moléculaire, biologie, microbiologie, corrosion, chimie, physique appliquée dans les domaines des capteurs et de la conception de prototypes électrochimiques et en droit de l'environnement.
Cette complémentarité a été créée afin de disposer des outils nécessaires pour comprendre, caractériser et modéliser les phénomènes de corrosion atmosphérique et marine mesurant ainsi leur impact sur les matériaux métalliques. Les matériaux utilisés principalement dans les jonctions électroniques dans l'atmosphère et ceux utilisés pour les structures immergées.
Outre la forte composition scientifique du consortium, le projet CORSaiR présente plusieurs atouts : la proximité du terrain à travers deux associations et l'approche législative qui mesure l'impact sur la population sous un angle social.
Cette démarche est fondamentale avant de pouvoir proposer des solutions pérennes dont l'étude de certaines sont déjà prises en compte dans ce projet tant sur l'aspect physico-chimique que sur l'aspect législatif.
De plus, les laboratoires disposent d'un parc d'équipements complémentaires qui leur permettront également d'appréhender ce projet dans les meilleures conditions.

Le projet CORSAiR vise à évaluer l'impact des échouages ??de sargasses sur la dégradation des matériaux métalliques exposés à l'atmosphère agressive et corrosive mais aussi à l'eau de mer chargée de polluants et de communautés bactériennes participant au cycle du soufre et responsable de la biocorrosion, ces deux milieux étant des conséquences de la putréfaction des algues. Après 6 mois de travaux initiaux, le projet a identifié plusieurs sites pertinents pour l'exposition d'échantillons métalliques et l'étude de la corrosion sur la côte atlantique la plus touchée par les bancs de Sargasses, mais aussi un site à l'intérieur des terres loin du littoral et un autre site sur la Caraïbe. Côte beaucoup moins impactée par le phénomène. Plusieurs campagnes d'exposition d'échantillons de métaux de différents types (zinc, cuivre, acier inoxydable, acier au carbone) sont prévues avec des durées différentes pouvant aller jusqu'à 2 ans. Des mesures de corrosion par méthodes électrochimiques et gravimétriques ont déjà commencé pour les premières campagnes et les premières tendances se dessinent révélant des différences selon le terrain d'exposition. De plus, en plus d'une évaluation de la corrosivité, des solutions physico-chimiques et biologiques, ainsi que réglementaires, doivent être fournies dans ce projet. Ainsi, les premiers extraits d'une espèce de Sargasses ont montré une efficacité inhibitrice significative. De même, une autre espèce d'algues marines, trouvée dans les eaux de la mer des Caraïbes, a montré son intérêt à être étudiée en tant que molécule biocide et antisalissure. Enfin, l'exploration de l'arsenal juridique, menée de la manière la plus exhaustive possible, permettra de mettre en évidence les solutions qu'il convient d'ajouter pour accompagner les victimes.

Concernant le workpackage 1 (WP1, corrosion atmosphérique), les mesures de corrosion sur site et en laboratoire continuent afin de qualifier et quantifier la dégradation des matériaux en lien avec la pollution des sargasses. les molécules responsables de la protection des métaux dans les extraits végétaux obtenus seront identifiées et tester dans des applications sur le terrain. Concernant le WP2 (corrosion marine), l'environnement marins des sargasses sera caractérisé physico-chimiquement et biologiquement. L'influence des communautés de bactéries du cycle du soufre sur la dégradation des matériaux sera évaluée. Des formulations de solutions biocides et antifouling obtenues à partir des extraits d'algues étudiés vont être appliquées sur les matériaux sur le terrain et au laboratoire. Concernant le WP3 (approche légale), des solutions vont être proposées pour répondre à la problématique des sargasses après enquête auprès de la population. Enfin, concernant le WP4 (Management du projet), un projet de classe verte à destination des scolaires est en cours de projet.

Le projet permettra la réalisation de plusieurs articles scientifiques sur les inhibiteurs de corrosion verts, les antifouling vert, la corrosion en lien avec les rejets gazeux de sargasses entre autres...

Les impacts liés à l'échouage des algues sargasses sur l'arc antillais sont nombreux et divers. De nombreux secteurs de l'économie (tourisme, pêche, dégradations, ...), celui de la santé (pneumologie, ...), celui de la biodiversité, ... sont touchés.
Le projet CORSAiR, rassemblant 9 partenaires des Antilles et de France continentale, a pour ambition d'étudier l'impact de ces algues sur les corrosions atmosphérique et marine des matériaux métalliques en intégrant également une approche juridique sur ces aspects précis. En effet, de nombreux citoyens, collectivités municipales s'inquiètent de la dégradation prématurée de nombreux appareillages constitués d'une enveloppe métallique (réfrigérateur, ...) ou plastique (ordinateur, TV, ...) contenant des cartes électroniques. Cela engendre des coûts importants et plonge souvent les individus dans un état de désespoir.
Le projet CORSAiR a pour objectifs :
i) de quantifier les cinétiques de corrosions,
ii) de relier les phénomènes de corrosions à la « présence » des algues sargasses en identifiant les mécanismes de dégradation,
iii) de trouver des solutions physicochimiques et de proposer des « aménagements » juridiques,
iv) de proposer des pistes de valorisation.
Pour mener à bien ce projet, le consortium s’appuiera tout d’abord sur les retours du terrain par l’intermédiaire de 2 structures martiniquaises totalement immergées et à l’écoute de la population et des industriels. Cela permettra de cibler les zones côtières ou de proche intérieur les plus judicieuses d’un point de vue scientifique, de bénéficier d’un réseau de mesures en place et de cerner les demandes émanant des citoyens et des collectivités afin d’y répondre au mieux (approche juridique).
Le premier domaine étudié est celui de la corrosion atmosphérique, le deuxième celui de la corrosion marine et le troisième domaine concerne l’approche juridique de cette problématique.
La création d'un site web de suivi du projet "grand public" est également prévu.

Coordination du projet

Christophe ROOS (Université des Antilles (UA), Laboratoire des Matériaux et Molécules en Milieu Agressif (L3MA))

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

UBO-LEMAR Université de Bretagne Occidentale (UBO), Laboratoire des sciences de l'Environnement MARin (LEMAR)
MADININAIR Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l'Air en Martinique "MADININAIR"
ECO MOBIL ECO MOBIL
UWI-DBCS The University of the West Indies at Cave Hill, Barbados (UWI), Department of Biological and Chemical Sciences (DBCS)
UA-L3MA Université des Antilles (UA), Laboratoire des Matériaux et Molécules en Milieu Agressif (L3MA)
IC INSTITUT DE LA CORROSION
IEDP UNIVERSITE PARIS SACLAY Université PARIS SACLAY Institut d'Etudes de Droit Public (IEDP)
UBS-LBCM Université de Bretagne Sud (UBS), Laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines (LBCM)
UBO-LAB-STICC Université de Bretagne Occidentale (UBO), Laboratoire des Sciences et Techniques de l'Information, de la Communication et de la Connaissance

Aide de l'ANR 224 713 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2019 - 36 Mois

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