LabCom - Vague2 - Laboratoires communs organismes de recherche publics – PME/ETI - Vague 2

CleanStem: pour une vigne resistante aux virus – CleanStem

Résumé de soumission

Certaines maladies virales de la vigne dont le court-noué (CN) ou l’enroulement sont susceptibles d’affecter la pérennité de nombreux vignobles de par le monde. Certaines zones sont littéralement sinistrées comme en attestent les études du plan national dépérissement (www.plan-deperissement-vigne.fr). En Champagne par exemple, la maladie du CN est considérée comme la préoccupation principale et on estime les pertes mondiales afférentes à plusieurs milliards d’€. Hélas, contrairement aux maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, …) pour lesquelles des gènes de résistance ont été identifiés et sont désormais exploités pour lutter contre ces maladies en remplacement des pesticides, aucun gène de résistance antivirale dans le patrimoine génétique de la vigne n’est connu. Il est donc impossible de répondre au problème des viroses de la vigne par des approches de génétique conventionnelle. La viticulture mondiale et européenne en particulier fait face à une impasse en matière de lutte antivirale.
Il s’avère que l’équipe CNRS IBMP intitulée biologie et biotechnologie des virus de la vigne dirigée par Christophe Ritzenthaler (CR) a montré récemment qu’il est possible de conférer de la résistance antivirale au grapevine fanleaf virus (GFLV), agent principal du CN de la vigne, en utilisant des Nanobodies (Nbs) dérivés d’immunoglobulines de camélidés. Sur le même principe, des Nbs possédant une activité antivirale contre d’autres virus majeurs de la vigne dont l’arabis mosaic virus (ArMV) également à l’origine du court-noué, ont été isolés et caractérisés (CR). Par ailleurs, des études au sein de l’IBMP (équipes CR et Pascal Genschik) portant sur la recherche de partenaires cellulaires impliqués dans la réplication de plusieurs virus de plante ont permis d’identifier des protéines de la famille des DRB d’Arabidopsis possédant une activité antivirale à large spectre (confidentiel). L’ensemble de ces travaux, qui ouvrent des perspectives nouvelles de lutte contre le CN et possiblement contre d’autres virus de la vigne, sont à l’origine du rapprochement voulu entre le groupe Mercier (partenaire industriel), leader mondial en pépinière viticole, et le CNRS-IBMP pour la création du LabCom CleanStem.
CleanStem aura pour vocation de mettre en commun le savoir-faire scientifique développé à l’IBMP (virologie, génétique, etc) en recherche de facteurs antiviraux et l’expertise internationale de Mercier en matière de multiplication végétative, transformation, greffage et commerce de la vigne.
Le but principal de ce mariage de raison est double. La finalité commerciale de CleanStem sera la création et la commercialisation de nouvelles variétés de vignes élites résistantes aux virus. Dans un environnement international très actif, cela permettra de conférer un avantage compétitif majeur à Mercier et d’ainsi résoudre l’impasse technologique en matière de lutte antivirale. La finalité scientifique et académique de CleanStem sera d’aboutir à la création d’un pôle de recherche internationalement reconnu en matière de maladies virales. Par là même, cela permettra d’améliorer la visibilité et l’attractivité de l’IBMP dans son ensemble et sur le long terme.
La priorité de CleanStem sera la résistance aux virus du CN de la vigne mais pourra s’étendre à d’autres viroses majeures. Pour se faire, les activités de CleanStem seront déployées selon trois axes détaillés dans la feuille de route (§3). L’axe 1 (TRL5-6) portera sur l’exploitation biotechnologique classique par transgénèse des Nbs. L’axe 2 (TRL3-4) sera consacré à la caractérisation de l’activité antivirale des DRB d’Arabidopsis et de vigne et à leur exploitation biotechnologique, dite de nouvelle génération ou verte (CRISPR/Cas). Enfin, l’axe 3 (TRL2-3) plus exploratoire sera consacré à la recherche de nouveaux facteurs de restriction virale directement dans la vigne, dans la perspective plus lointaine -au-delà la phase opérationnelle du LabCom- de leur exploitation par génétique classique.

Coordination du projet

Christophe Ritzenthaler (Institut de biologie moléculaire des plantes (UPR 2357))

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

IBMP Institut de biologie moléculaire des plantes (UPR 2357)
Mercier Mercier Freres

Aide de l'ANR 350 000 euros
Début et durée du projet scientifique : janvier 2020 - 54 Mois

Liens utiles

Explorez notre base de projets financés

 

 

L’ANR met à disposition ses jeux de données sur les projets, cliquez ici pour en savoir plus.

Inscrivez-vous à notre newsletter
pour recevoir nos actualités
S'inscrire à notre newsletter