Flash JOP - Appel à projets flash Jeux olympiques Paris 2024

Capitaliser les connaissances acquises sur les Capacités d’action (autorités vs . individus) et le Protocole d’Alerte Commun (CAP) pour accompagner un changement de Cap et proposer une Alerte multicanale en France. – Cap-4-Multi-Can-Alert

Résumé de soumission

Cap4 Multi-Can’Alert est un projet de développement expérimental s’inscrivant dans le cadre des JO 2024. Il a pour but de développer une solution d’alerte multicanale innovante, qui combine différents canaux de diffusion adaptés aux contextes réglementaire et technologique qui se profilent en France, et qui intègre les besoins des utilisateurs finaux et les réactions à attendre des populations. Pour cela, le consortium créé est inédit : il est composé par 3 industriels (ATRISC, GEDICOM & QWANT) et 2 laboratoires de recherche (ESPACE, Univ. Avignon & CHROME, Univ. Nîmes). Les participants exploreront, testeront et valideront les aspects techniques et scientifiques de façon itérative. La preuve actuelle du concept et les modalités de travail (1 semaine réunissant le consortium par mois, et des interactions régulières avec les administrations centrales – les services de la DGSCGC – et les gestionnaires des sites qui accueilleront les expérimentations – Center Parc, Orange Vélodrome, Avignon Université) permettront de s’adapter à la réalité opérationnelle la plus réaliste possible, et aux demandes (parfois non anticipées) de tous ces acteurs, publics ou privés.

La plateforme qui servira de support initial existe déjà (elle a un niveau de maturité technologique de 9 et elle est utilisée en Belgique), mais de nouvelles briques technologiques y seront combinées pour assurer la diffusion sur les ondes radio, pour éviter la congestion des réseaux de télécommunication, et diffuser sur les téléphones en mode « pair-à-pair » en cas de coupure électrique. Ces innovations permettront de garantir l’acheminement instantané de l’alerte, même en situation dégradée. L’ensemble des compétences et des connaissances capitalisées par le consortium permettra la montée en charge rapide du démonstrateur, pour atteindre un niveau de maturité de 6 en 18 mois. La scénarisation et la réalisation d’exercices en conditions réelles avec divers publics, en lien avec des exercices cadre déjà organisés et d’autres exercices prévus par les autorités en 2020, constitue une prise de risque assumée : conformément à la règlementation, ces mises en situation sont délicates pour des raisons éthiques, déontologiques et juridiques, alors qu’une mise en sécurité rapide et appropriée est l’affaire de tous. La pluralité des sites d’expérimentations permettra de valider la solution envisagée dans des contextes différents (2 sites privés fermés et un lieu public ouvert), ayant des populations hétérogènes et multiculturelles, et de garantir l’industrialisation finale du produit, qui vient répondre à la pluralité des usages et des besoins attendus pour les JO 2024, voire même au-delà.

Ce projet est finalement ambitieux au regard de plusieurs verrous, techniques (permettre la diffusion d'une information en utilisant le Protocole d’Alerte Commun, quels que soient les capacités réseaux d'ondes exploitées, les sites, les événements ou les supports), scientifiques (comment accroître les capacités d’action individuelles et escompter une prise de décision rapide, et comment impliquer le public dans des mises en situation réelles en respectant les règles éthiques, déontologiques et/ou juridiques ?) et opérationnels (comment réduire le délai nécessaire à l’activation de l’alerte institutionnelle et garantir l’acheminement de l’alerte depuis une plateforme numérique, y compris en mode dégradé ?).

Les retombées pour les Jeux Olympiques et paralympiques sont indéniables : faire de l’alerte l’un des piliers de la sécurité de cet événement planétaire ; contribuer à sauver des vies, en rendant le citoyen véritablement acteur de sa propre sécurité ; faire de la France une nation exemplaire dans le domaine de l’intégration du multiculturalisme ; mettre en avant les savoirs français dans le domaine de l’alerte multicanale.

Coordinateur du projet

Monsieur Johnny DOUVINET (Etudes des structures, des processus d'adaptation et des changements de l'espace)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

ATRISC ATRISC
QWANT QWANT
CHROME
GEDICOM STE GALE DISTRIBUTION COMMUNICATION
ESPACE Etudes des structures, des processus d'adaptation et des changements de l'espace

Aide de l'ANR 403 918 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2019 - 18 Mois

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