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Des big data de santé pour découvrir les traitements occultés de l’infécondité – StimHo

StimHo. Des big data de santé pour découvrir les traitements occultés de l’infécondité

Le projet StimHo vise à explorer les traitements de stimulation hormonale.

Pourquoi est-ce important ? Quelles questions vont être investiguées ?

Avec ses prouesses médiatisées, les techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) occupent la scène scientifique et politique. Mais qui a conscience qu’ils ne sont que la partie émergée des traitements de l’infécondité ? Les stimulations hormonales constituent le premier traitement de l’infécondité, mais malgré ce rôle majeur, ce traitement reste complètement méconnu du fait de l’absence de sources pour l’étudier. Aujourd’hui, en France comme ailleurs, nous ne connaissons pratiquement rien sur le premier traitement de l’infécondité. <br /> <br />Grâce aux données uniques de l’assurance maladie française qui deviennent accessibles à travers de larges infrastructures de recherche, notre équipe pluridisciplinaire répondra à trois questions essentielles de santé publique: <br /> <br />(1) Combien de femmes sont traitées et pour quels taux de succès ? Pour estimer la dimension épidémiologique du traitement. <br />Nous supposons que le nombre de femmes traitées est important et en augmentation. <br /> <br />(2) Qui a accès au traitement ? Pour révéler les inégalités sociales et territoriales. <br />Nous supposons que ces inégalités s’expliquent en partie par les difficultés pour consulter un gynécologue qui dépendent des caractéristiques sociales et du lieu d’habitation. <br /> <br />(3) Quelle est l’adéquation entre les quantités de produit délivrées et les recommandations ? Pour évaluer l’impact économique des déviations aux bonnes pratiques. <br />Nous supposons que des quantités trop importantes de produits sont délivrées, peut-être en partie en raison d’une évolution du packaging des produits ces dernières années.

A partir des données de remboursement de l'assurance maladie, nous allons reconstituer les parcours de soin des femmes traitées pour infécondité.
Ces données sont accessibles via le SNDS (https://www.snds.gouv.fr) après avoir suivi des formations spécifiques et obtenu l'autorisation de réaliser l'étude.

Ces données quantitatives vont être complétées par des interviews auprès de gynécologues exerçant en cabinets privés, de pharmaciens et de femmes traitées par stimulations hormonales.

Utiliser des données de remboursement de l'assurance maladie pour répondre à des questions de recherche est un véritable défi méthodologique.
Notre démarche est présentée dans deux vidéos librement accessibles:
- Une documentaire scientifique (3 min 40): vimeo.com/366810547
- Une présentation (3 min): www.youtube.com/watch

Ce projet va permettre de produire pour la première fois une étude pluridisciplinaire complète sur les traitements par stimulation hormonale. De tels résultats seront utiles à trois types de public :
(*) Scientifique qui sera informé des résultats à travers des publications, des présentations à des conférences, une journée d’étude et un séminaire.
(*) Les acteurs guidant les politiques publiques de santé publique auprès desquels nous mènerons des actions de vulgarisation spécifiques.
(*) La population générale informée à travers des documents adaptés diffusés gratuitement sur internet.
Pour les autorités sanitaires françaises, ce projet apportera de nouvelles connaissances importantes pour permettre de faire évoluer les pratiques médicales d’un traitement qui pourrait concerner une population importante de femmes. Deux domaines d’actions spécifiques seront possibles: celles visant à assurer l’équité d’accès au traitement et celles pour promouvoir les bonnes pratiques.

Revues internationales
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Ben Messaoud Khaoula, Bouyer Jean, La Rochebrochard Elise (de), for the StimHo Group, 2018, «Use of infertility treatments in the French population«, European Journal of Public Health, 28, Suppl. 4, p. 509.


Colloques internationaux
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Ben Messaoud Khaoula, Bouyer Jean, La Rochebrochard (de) Elise, for the StimHo Group, 2018, «Use of infertility treatment in the French population«, 11th European Public Health Conference, Winds of change: towards new ways of improving public health in Europe, 28 November – 1 December 2018, Cankarjev Dom, Ljubljana, Slovenia.

Morand Elisabeth, 2019, «Multichannel sequence analysis to identify patient pathway«, The 18th Conference of the Applied Stochastic Models and Data Analysis (ASMDA 2019), International Society and Demographics2019 Workshop, 11-14 June 2019, Florence, Italy.

Bithorel Pierre-Louis, Morand Elisabeth, De Santis Gustavo, 2019, «Multichannel qualitative harmonic analysis for two-step patient pathway«, The 12th International Conference of the ERCIM WG on Computational and Methodological Statistics (CMStatistics 2019), Applied statistics, 14-16 december 2019, London, United Kingdom.

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Le projet StimHo vise à explorer les traitements de stimulation hormonale.

POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?
Avec ses prouesses médiatisées, les techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) occupent la scène scientifique et politique. Qui a conscience qu’ils ne sont que la partie émergée des traitements de l’infécondité ? Les stimulations hormonales constituent le premier traitement de l’infécondité, mais malgré ce rôle majeur, ce traitement reste complètement méconnu du fait de l’absence de sources pour l’étudier. Aujourd’hui, en France comme ailleurs, nous ne connaissons pratiquement rien sur le premier traitement de l’infécondité.

QUELLES QUESTIONS VONT ETRE INVESTIGUEES?
Grâce aux données uniques de l’assurance maladie française qui deviennent accessibles à travers de larges infrastructures de recherche, notre équipe pluridisciplinaire répondra à trois questions essentielles de santé publique:
(1) Combien de femmes sont traitées et pour quels taux de succès ? Pour estimer la dimension épidémiologique du traitement.
Nous supposons que le nombre de femmes traitées est important et en augmentation.
(2) Qui a accès au traitement ? Pour révéler les inégalités sociales et territoriales.
Nous supposons que ces inégalités s’expliquent en partie par les difficultés pour consulter un gynécologue qui dépendent des caractéristiques sociales et du lieu d’habitation.
(3) Quelle est l’adéquation entre les quantités de produit délivrées et les recommandations ? Pour évaluer l’impact économique des déviations aux bonnes pratiques.
Nous supposons que des quantités trop importantes de produits sont délivrées, peut-être en partie en raison d’une évolution du packaging des produits ces dernières années.

COMMENT ALLONS-NOUS PROCEDER ?
Nous allons essentiellement utiliser une nouvelle infrastructure de recherche qui vise à devenir un laboratoire de recherche à la pointe en santé publique: la cohorte française Constances. Cette grande enquête (200000 participants) repose sur une collecte de données riches combinant les données de remboursement de l’assurance maladie, de nombreuses données socio-economiques collectées par auto-questionnaires et des informations géographiques basées sur le géocodage des adresses.
Un point fort important de ce projet est d’utiliser une deuxième source de données indépendante, l’EGB (Echantillon généraliste des bénéficiaires). Il va ainsi être possible de développer une analyse croisant plusieurs sources afin de s’assurer de la solidité des estimations produites.
Ces données quantitatives vont être complétées par des interviews auprès de gynécologues exerçant en cabinets privés, de pharmaciens et de femmes traitées par stimulations hormonales.

QUELS SONT LES IMPACTS ATTENDUS DU PROJET ?
Ce projet va permettre de produire pour la première fois une étude pluridisciplinaire complète sur les traitements par stimulation hormonale. De tels résultats seront utiles à trois types de public :
(*) Scientifique qui sera informé des résultats à travers des publications, des présentations à des conférences, une journée d’étude et un séminaire.
(*) Les acteurs guidant les politiques publiques de santé publique auprès desquels nous mènerons des actions de vulgarisation spécifiques.
(*) La population générale informée à travers des documents adaptés diffusés gratuitement sur internet.
Pour les autorités sanitaires françaises, ce projet apportera de nouvelles connaissances importantes pour permettre de faire évoluer les pratiques médicales d’un traitement qui pourrait concerner une population importante de femmes. Deux domaines d’actions spécifiques seront possibles: celles visant à assurer l’équité d’accès au traitement et celles pour promouvoir les bonnes pratiques.

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Coordinateur du projet

Madame Elise De La Rochebrochard (Équipe de recherche labellisée Inserm-Ined-Paris XI-UVSQ : Santé sexuelle et reproductive)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Équipe de recherche labellisée Inserm-Ined-Paris XI-UVSQ : Santé sexuelle et reproductive

Aide de l'ANR 285 661 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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