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Automobile Intelligible pour Déficients Auditifs. – AIDA

AIDA

Automobile Intelligible pour Déficients Auditifs

Objectif

Une partie importante de la population présente des déficiences auditives (ou hypoacousies), qui peuvent être liées à l’âge (presbyacousie), à des expositions sonores trop fortes (problème fréquent dans les populations jeunes) ou à d’autres raisons (héréditaires). Beaucoup de ces personnes ne s’équipent pas d’aides auditives, qui sont encore souvent liées à une notion de handicap, au contraire des lunettes, et paraissent chères et mal remboursées. L’individualisation du réglage de ces dispositifs est difficile, et on voit fréquemment des personnes abandonnant leur aide auditive jugée peu efficace. Pourtant, les interactivités sonores sont en constante augmentation, avec par exemple une forte inflation des échanges vocaux dans l’automobile. Ces échanges peuvent être sécuritaires (systèmes d’aide à la conduite), fonctionnels (GPS) ou de confort (téléphonie, radio). Dans le cas de la téléphonie main-libre en roulage, un grand nombre de personnes se retrouve en situation d’intelligibilité réduite focalisant leur attention sur la conversation au-delà du nécessaire. Leur seul moyen d’action actuel est l’augmentation du niveau sonore qui est tout à la fois inconfortable et non optimum pour l’hypoacousie. <br /> <br />L’objectif de ce projet est d’offrir des moyens d’amélioration de l’intelligibilité des messages sonores dans un milieu bruité, en proposant à l’auditeur un dispositif simple lui permettant de régler lui-même le système d’une façon optimale pour son audition. Cette couche utilisateur intuitive cachera des traitements de signal sophistiqués adaptés à la parole. Ces traitements seront également adaptatifs en fonction du contexte de bruit et du type de signaux à traiter. <br />Le cas d’application choisi est l’automobile qui est le parfait terrain d’exploration pour 3 raisons : <br />- La clientèle automobile est plus âgée (50 ans) que la moyenne de la population ; <br />- Les signaux sonores et vocaux en particuliers sont de plus en plus nombreux ; <br />- Le bruit varie en permanence.

Des traitements du signal permettant d'améliorer l'intelligibilité de la parole dans le bruit vont être développées et évaluées sur des personnes. Comme il est difficile de recruter des personnes ayant un profil donné de pertes auditives, un simulateur de pertes auditives sera mis au point. Ce simulateur doit permettre de faire entendre à une personne normo-entendante ce qu'elle entendrait si elle avait des pertes auditives.
Par ailleurs, une interface homme-machine sera développée afin de permettre à un utilisateur de régler au mieux les paramètres du traitement du signal, selon ses problèmes d'audition.

Des traitements du signal ont été développé, ainsi que le simulateur de pertes auditives. Celui-ci permettra dans les prochaines semaines de mesurer l'apport des modifications vocales selon différents types de pertes auditives.

à suivre

International conferences :
1. N. Grimault, A. Corneyllie, S. Garcia, E. Parizet, L. Brocolini. Real-time hearing impairements simulator for speech intelligibility measurements. SpiN (Speech in Noise workshop, 7-8 January 2016, Groningen)
2. K

Une partie importante de la population présente des déficiences auditives (ou hypoacousies), qui peuvent être liées à l’âge (presbyacousie), à des expositions sonores trop fortes (problème fréquent dans les populations jeunes) ou à d’autres raisons (héréditaires). Beaucoup de ces personnes ne s’équipent pas d’aides auditives, qui sont encore souvent liées à une notion de handicap, au contraire des lunettes, et paraissent chères et mal remboursées. L’individualisation du réglage de ces dispositifs est difficile, et on voit fréquemment des personnes abandonnant leur aide auditive jugée peu efficace. Dans le même temps, les interactivités sonores sont en constante augmentation, avec par exemple une forte inflation des échanges vocaux dans l’automobile. Ces échanges peuvent être sécuritaires (systèmes d’aide à la conduite), fonctionnels (GPS) ou de confort (téléphonie, radio). Dans le cas de la téléphonie main-libre en roulage, un grand nombre de personnes se retrouve en situation d’intelligibilité réduite focalisant leur attention sur la conversation au-delà du nécessaire. Leur seul moyen d’action actuel est l’augmentation du niveau sonore qui est tout à la fois inconfortable et non optimale pour l’hypoacousie.

L’objectif de ce projet est d’offrir des moyens d’amélioration de l’intelligibilité des messages sonores dans un milieu bruité, en proposant à l’auditeur un dispositif simple lui permettant de régler lui-même le système d’une façon optimale pour son audition. Cette couche utilisateur intuitive cachera des traitements de signal sophistiqués adaptés à la parole. Ces traitements seront également adaptatifs en fonction du contexte de bruit et du type de signaux à traiter.
Le cas d’application choisi est l’automobile qui est le parfait terrain d’exploration pour 3 raisons :
- La clientèle automobile est plus âgée (50 ans) que la moyenne de la population ;
- Les signaux sonores et vocaux en particuliers sont de plus en plus nombreux ;
- Le bruit varie en permanence.
Pour répondre à ces problématiques, le consortium est composé de quatre partenaires :
- Telecom ParisTech développera les algorithmes de traitement de signal permettant d’améliorer l’intelligibilité dans le bruit. Certains algorithmes renforceront la voix sans changer sa nature, d’autres utiliseront des techniques modifiant le signal vocal (par exemple, en déplaçant légèrement l’emplacement des formants).
- PSA Peugeot Citroën développera sur la plate-forme temps-réel MAX/MSP les interfaces homme-machine qui seront utilisées pour les phases de tests et pour la conception des prototypes utilisateurs en fin de projet.;
- le Laboratoire Vibrations Acoustique de l’INSA-Lyon évaluera l’efficacité des algorithmes et de l’interface, en terme d’intelligibilité et de qualité vocale ;
- enfin, le Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon construira un casque permettant de simuler des déficiences auditives contrôlées. L’intérêt d’un tel système est de réaliser des expériences très facilement, sans avoir à sélectionner des sujets présentant un profil précis de déficience.
Signalons enfin que l’Association Française des Audioprothésistes Indépendants interviendra dans l’étude, en sous-traitance d’un des partenaires. L’apport de cette association est la connaissance qu’ont ces praticiens des déficients auditifs, ce qui aidera le consortium pour la mise au point du dispositif et pour sa validation finale, qui utilisera des personnes souffrant d’hypoacousie. D’autre part, le dispositif développé pourra être utile aux audioprothésistes pour ajuster les paramètres de réglages d’une aide auditive, en fonction des réglages que le patient aura lui-même choisis sur le système.
Le projet est structuré en quatre tâches correspondant aux activités des partenaires citées ci-dessus, auxquelles s’ajouteront deux tâches : une tâche initiale d’établissement de l’état des lieux et de choix des hypoacousies ciblées, ainsi qu’une tâche de gestion générale du projet.

Coordinateur du projet

Monsieur Etienne Parizet (Institut National des Sciences Appliquées de Lyon- Laboratoire Vibrations Acoustique)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

CRNL Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon
Telecom ParisTech Telecom ParisTech
PEUGEOT CITROEN AUTOMOBILES SA
INSA-Lyon - LVA Institut National des Sciences Appliquées de Lyon- Laboratoire Vibrations Acoustique

Aide de l'ANR 292 109 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2013 - 42 Mois

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