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Evaluation environnementale et sociale (E & S) du cycle de vie pour améliorer la compétitivité des entreprises par la transition écologique et sociale – ELSA-PACT

Résumé de soumission

La chaire ELSA-PACT se place dans le contexte de la transition écologique et sociale de nos économies, jugée indispensable par l’ensemble des politiques pour limiter les effets néfastes des activités humaines sur l’environnement et les sociétés. Cette transition vers des activités plus performantes aux niveaux environnemental et social (E&S) ne peut avoir lieu que si l’on dispose d’outils de mesure appropriés et harmonisés de ces performances : « Pas d’amélioration sans mesure !», disait Kelvin. Les entreprises qui s’engagent dans cette stratégie réclament une recherche industrielle pré-compétitive pour concevoir des méthodes d’évaluation E&S et préparer les marchés à accueillir favorablement des produits et services à empreinte E&S réduite; en leur fournissant les bons outils de mesure quantitative, une telle recherche conduit les entreprises à éco-concevoir ; elle évite les distorsions de concurrence par une harmonisation des méthodes d'évaluation et des informations qui en résultent; elle dote les entreprises formées d’argumentaires scientifiquement fondés pour prouver la performance E&S de leurs offres les aidant à conquérir des marchés, en particulier à l'export, et à accroitre ainsi leur compétitivité.
C’est l’objectif principal de la chaire ELSA-PACT, portée par IRSTEA, qui fait le choix 1) de fonder le développement d’outils d’évaluation E&S sur l’analyse de cycle de vie (ACV), une méthode normalisée et unanimement reconnue comme la plus aboutie pour l’évaluation environnementale, et 2) de se concentrer sur les secteurs économiques de la « gestion des ressources naturelles » et dans un premier temps, la gestion / traitement de l’eau et des déchets, et la production et la transformation des produits agricoles. En collaboration étroite avec des entreprises de ces secteurs (SUEZ ENVIRONNEMENT, SCP, BRL, VAL D’ORBIEU UCCOAR) et un bureau d’étude en ACV (EVEA), la chaire ELSA-PACT s’attache donc à 1) améliorer les méthodes d’évaluation environnementale – en particulier dans la phase de calcul des impacts- pour qu’elles intègrent bien les spécificités de ces secteurs (interactions production/ milieu naturel, complexité des phénomènes, variabilité, etc) via la formation par la recherche (thèses et post-doc); 2) rendre ces méthodes plus opérationnelles, sans diminuer leur degré de rigueur, pour un usage plus aisé par des industriels ; 3) développer les méthodes d’ACV sociale, aujourd’hui quasi-inexistantes, sur le même modèle que l’ACV environnementale afin de quantifier des impacts sociaux (formation par la recherche); 4) former les collaborateurs d’entreprises, leurs clients, les étudiants (niveau master ou doctoral) en mettant en oeuvre diverses méthodes pédagogiques (face-à-face, immersion, ateliers en entreprises, écoles chercheur, conférences d’entrepreneurs, cours internationaux en ligne) ; 5) diffuser ses méthodes et ses résultats, non seulement dans les milieux scientifiques (conférences, publications, création d’une société savante), mais aussi vers les commanditaires (politiques, financeurs tels l’AFD…) via des séminaires et en préparant leur introduction dans la sphère économique internationale par la participation active à des groupes internationaux de normalisation et d’harmonisation.

Pour renforcer et pérenniser la chaire qui prévoit à minima 7 thèses, 3 post-doc et 8 stages de master, IRSTEA s’appuie sur le pôle de recherche ELSA, qu’il a co-fondé avec l’INRA, le CIRAD, l’ENSMA et Montpellier Supagro et s’engage à ouvrir un concours de titulaire. Dans la droite ligne d’ELSA, ELSA-PACT s’appliquera à créer les conditions de l’attractivité 1) des scientifiques étrangers – via l’excellence des travaux et le dynamisme- et 2) des industriels, des efforts particuliers étant prévus en relation avec les pôles de compétitivité, les réseaux d’entreprise et les cellules de transfert, pour intégrer d’autres entreprises afin d’étendre le plus largement possible l’appropriation de ces outils par la sphère économique.

Coordinateur du projet

Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture (Laboratoire public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture

Aide de l'ANR 720 723 euros
Début et durée du projet scientifique : novembre 2013 - 48 Mois

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