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Thérapie Génique Hématopoïétique – HemGenTher

Résumé de soumission

Au cours de ces dernières années, le domaine de la thérapie génique a surmonté des obstacles majeurs qui avaient ralenti le développement de cette solution thérapeutique révolutionnaire. Le transfert génique dans les cellules souches hématopoïétiques (CSH) a apporté une preuve de principe de l’efficacité thérapeutique dans plusieurs maladies héréditaires telles le SCID-X, l’adrénoleukodystrophie et la béta-thalassémie. Comme pour d’autres thérapies, des effets secondaires ou des anormalités moléculaires, résultats de la génotoxicité de l’intégration virale, ont malheureusement affecté quelques patients.
Avant que la thérapie génique ne soit applicable pour un grand nombre de patients, des bloquages substantiels subsistent. Il serait ainsi souhaitable de pouvoir amplifier de façon sécurisée le compartiment des CSH pour raccourcir la période d’aplasie, diminuer les doses des agents de conditionnement avant la greffe et utiliser un plus petit nombre de cellules purifiées transduites afin de diminuer le risque génotoxique. De plus, l’expansion ex vivo devrait permettre de réaliser une sélection pour augmenter l’effet thérapeutique. Pour répondre à cet objectif, de nouveaux réactifs et de nouvelles stratégies devront être développées en intégrant la possibilité d’un suicide cellulaire induit pour augmenter la sureté du protocole. Enfin, l’intégration chromosomique ciblée des vecteurs lentiviraux à haute efficacité dans des régions neutres du génome serait une avancée majeure.
La France a joué un rôle clef dans le domaine de la thérapie génique hématopoiétique par les resultats positifs obtenus dans trois essais cliniques à Paris. De plus, l’AFM, le Généthon et Imagine (Hôpital Necker) sont des acteurs essentiels du progrès. Cette chaire industrielle est idéale pour ce domaine de Recherche et Developpement (R&D), et c’est ainsi que le rapprochement entre le milieu académique et la R&D de l’industrie est indispensable pour la dynamique du domaine et pour le maintien compétitif de la France. Les missions du CEA en tant qu’EPIC, ses chercheurs hautement qualifiés et l’hébergement de primates non-humains conviennent parfaitement à cet appel d’offre ANR.
Le candidat pour cette chaire industrielle, le Pr. Philippe Leboulch, est un expert en thérapie génique de renommé internationale. Après avoir publié des avancées majeures (ex., Nat Med 1999, Science 2000, Science 2001), il est le leader du premier essai clinique en thérapie génique des hémoglobinopathies (Nature 2010), qualifié par beaucoup comme étant l’avancée récente la plus importante du domaine (voir Nat Biotech 2011;2:121-28). Il a aussi été récemment cité pour son travail international (voir Nat Med 2011;17:912-15). Après avoir passé 20 ans à l’université de Harvard Medical School, il dirige maintenant l’Institut des Maladies Emergentes et des Thérapies Innovantes (iMETI) du CEA en liaison avec l’INSERM et l’Université de Paris. P. Leboulch a aussi une solide expérience dans le domaine des biotechnologies. Il a été membre du conseil scientifique du Génopole d’Evry et fondateur et CSO de Genetix Pharm. (récemment renommée bluebird bio) où il a contribué à la levée de plus de $90 millions de Johnson & Johnson et de capital-risqueurs renommés.
Le partenaire industriel de cette chaire, bluebird bio, possède une position enviable dans le domaine de thérapie génique. Cette société a accumulé un portefeuille conséquent de brevets dominants pour l’utilisation des vecteurs lentiviraux thérapeutiques et a levé $70 millions cette année. Il existe déjà une filiale française au CEA. Au moment ou Bluebird Bio considère différentes offres internationales de partenariat avec des centres académiques et lorsque l’accueil au CEA, qui subit des diminutions de budget dûes à la crise, a de grandes difficultés à alouer des financements supplémentaires, cette chaire industrielle est d’une importance déterminante pour contribuer à la poursuite du développent industriel de la thérapie génique en France.

Coordinateur du projet

CEA/Institut des Maladies Emergentes et des Thérapies Innovantes (Laboratoire public)

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Partenaire

CEA/Institut des Maladies Emergentes et des Thérapies Innovantes

Aide de l'ANR 1 871 436 euros
Début et durée du projet scientifique : mars 2012 - 48 Mois

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