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La date de clôture de l’étape 1 de l’AAPG2022 est reportée au mardi 2 novembre 2021, 17h.
ESPACE ET TERRITOIRE - ESPACE ET TERRITOIRE : LES ENIGMES SPATIALES DE LA VIE EN SOCIETE.

L'altérité technico-culturelle du continent asiatique : vers une nouvelle histoire de l'Homme. – Altérité culturelle

L’évolution culturelle et biologique de l’humanité en Asie : vers une nouvelle histoire de l’Homme.

La prise en compte de l’identité technique des différentes sociétés depuis plus d’un million d’années sur tout le continent asiatique, du Pacifique à la méditerranée, témoigne d’un patchwork culturel, L’enjeu de ce programme est de redonner au fait culturel toute sa valeur anthropologique en tant que marqueur d’espace et de temps et de croiser ces données avec celles de l’anthropologie génétique afin de confronter la perception des déplacements de populations et les changements culturels.

L’altérité technico-culturelle du continent asiatique durant la préhistoire : peuplement et changement culturel.

L’histoire ancienne de l’humanité s’est construite à partir de modèles dont leur véracité repose sur une accumulation de données, comme si un savoir cumulatif pouvait devenir explicatif. Nous voulons substituer à cette approche « archiviste » une approche basée sur la perception des changements et non plus sur des seules phases d’état. Derrière cette notion de changement est sous-entendue la notion de progrès ; fragile idée reposant sur une perception très occidentale de l’évolution. L’enjeu de cette recherche est de croiser une réflexion anthropologique, par le développement de nouveaux axes méthodologiques, avec une application archéologique. L’objectif est de montrer une réalité technico-culturelle que les modélisations successives, par soucis d’ « objectivisation », avaient rejetée. Une analyse technique globalisante est capable, sur le temps long, de rendre compte d’une partie de l’histoire technique de l’humanité en dévoilant la dynamique évolutive de la technique médiatisée par l’homme. Le choix de l’Asie est justifié par sa position vis à vis de l’Afrique, berceau « théorique » des humanités successives d’Homo erectus et de Sapiens. <br />Les données génétiques produites et analysées dans le cadre de ce projet servent à préciser l’histoire du peuplement de l’Eurasie. Le travail se déroule en trois temps : l’échantillonnage sur le terrain, la production des données génétiques puis leur analyse. Les travaux précédents de l’équipe en Asie Centrale ont permis d’émettre l’hypothèse d’un peuplement de l’Eurasie au paléolithique, d’Est en Ouest au Nord de l’Himalaya. Pour vérifier cette hypothèse, le projet se propose d’étendre l’échantillonnage à des régions plus à l’Est de l’Asie Centrale : l’Altai et l’Ouest de la Mongolie.

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La production scientifique est d’ordre multiple.
Publications dans les pays concernés. Publications en cours et à venir
Workshop dans les pays concernés. Cette approche est beaucoup plus productive et nous laisse libre de nos mouvements. Nous en avons déjà effectués deux.
Cotutelles de thèse dans les pays demandeur. Nous avons actuellement deux cotutelles de thèse.
Accueil de jeunes chercheurs des pays concernés, pour se former aux méthodes de recherches françaises.
L’ensemble de ces démarches conduit à une production scientifique qui comprend tout à la fois le dialogue, l’information, la formation et la construction d’un savoir en commun.

Résumé

L’altérité technico-culturelle du continent asiatique :
vers une nouvelle histoire de l’homme ?

La diffusion d’Homo erectus puis l’avènement d’Homo sapiens sur l’ensemble de l’Eurasie à partir de l’Afrique reposeraient principalement sur des capacités cognitives nouvelles dont la technique serait l’un des principaux marqueurs.
En fédérant des chercheurs internationaux, notre objectif est de démontrer qu’en s'appuyant sur la notion de culture technique par une approche « ontogénéalogique » des objets (outils, armes etc.) sur l’ensemble de l’Asie continentale, un patchwork culturel complexe prend forme. Cette altérité spatio-temporelle a été occultée par le paradigme bio-culturel dominant mais la tendance à la révision de ce modèle réducteur de l’évolution des techniques est de plus en plus partagée par la communauté scientifique.
Une reconstruction anthropologique pertinente de l’altérité nécessite de penser la technique comme un des éléments constitutifs de l’évolution de l’homme et non comme sa seule résultante. Notre projet aborde ainsi l’évolution de l’homme et des techniques différemment du modèle de diffusion linéaire de la sortie d’Afrique de l’Homo sapiens. Schéma qui se résume souvent à la seule dualité Afrique/Europe et/ou à la différence biologique entre hommes modernes et néandertaliens.
La technique, point central dans notre projet, contribuera à redéfinir l’histoire de l’homme dans toutes ses acceptions. L’altérité des cultures matérielles sur le continent asiatique sera traitée par l’acquisition de données comparatives inter et intra-sites, par la détermination de lignées techniques et des stades évolutifs présents ainsi que par la mise en évidence de l’évolution des cultures matérielles dans l’espace et le temps.
Le programme s’articule autour de deux grandes périodes techniques de la préhistoire qui couvrent près d’un million d’années : la période 300 000-40 000 ans qui voit l’apparition de la méthode de taille Levallois et la période de transition 40 000-25 000 ans, souvent considérée comme la période charnière entre la fin de l’homme de Néandertal et l’expansion géographique de l’Homme moderne.
L’identité technique sera appréhendée par le lieu : détermination d’espaces-identités, discontinuités spatiales associées aux notions de frontière et de barrière naturelle ainsi qu’aux facteurs de résilience. Quatre zones géographiques ont été sélectionnées : nord de la Chine, sud de la Chine, Asie centrale et Altaï, Proche-Orient.
L’ensemble des données techniques et spatiales sera croisé avec les données de l’anthropologie biologique-génétique et celles de l’anthropologie physique. Un volet anthropogénétique, par l’échantillonnage de plusieurs populations de l’Altaï et de leur génotypage, servira à tester différents scénarios d’histoire du peuplement. Cette opération aura pour objet de décrire des phénomènes de migration et de diffusion de l’est vers l’ouest contrairement aux hypothèses habituellement proposées.

Coordinateur du projet

Monsieur Eric BOËDA (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR OUEST ET NORD) – eric.boeda@gmail.com

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

MNHM/CNRS CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR EST
arscan CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR OUEST ET NORD

Aide de l'ANR 319 999 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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