Blanc SVSE 3 - Sciences de la vie, de la santé et des écosystèmes : Microbiologie, immunologie, infectiosité

Etude des interactions entre les cellules épithéliales respiratoires et Aspergillus fumigatus et du role de ces interactions dans la réponse immunitaire – ASP2R2

Résumé de soumission

Nous inhalons chaque jour des milliers de spores du champignon Aspergillus fumigatus. Chez les individus qui ne sont pas immunodéficients, ces champignons sont rapidement éliminés par l'action conjointe des cellules de l’immunité innée et acquise. Les cellules de l’épithélium bronchique sont les premières que rencontre ces champignons lorsqu'ils pénètrent dans les voies respiratoires. Ces cellules ne sont pas seulement une barrière physique qui empêche la diffusion du pathogène vers les organes internes mais elles jouent un rôle important dans le développement de la réponse immunitaire via la sécrétion de cytokines, de chimiokines et de peptides antimicrobiens. Comme les macrophages et les neutrophiles, les cellules épithéliales reconnaissent les champignons grâce à des récepteurs PRRs (Pathogen Recognition Receptors) qui se lient à des motifs moléculaires particuliers caractéristiques des microorganismes. C’est l’action combinée de ces différents récepteurs qui permet le développement de la réponse immunitaire. Alors que certains PRRs sont sécrétés, d’autres sont présents à la surface cellulaire ou à l'intérieur du cytoplasme. Il a été montré que plusieurs PRRs reconnaissaient les champignons. C'est en particulier le cas des molécules solubles PTX-3, SP-A, SP-D et de la ficoline-2 ou des récepteurs membranaires comme DC-SIGN et la dectine-1. Les « Toll-like receptors », TLR-2 et TLR-4, sont également impliqués dans la reconnaissance des champignons par les macrophages mais les mécanismes par lesquels ces molécules agissent sont encore inconnus. Malgré ces résultats, nous ne disposons à ce jour d'aucune information sur la manière dont les cellules épithéliales reconnaissent les spores d'A. fumigatus. Nous ne savons pas non plus comment ces cellules contribuent à la mise en place de la réponse immunitaire. Afin de répondre à ces questions, nous nous attacherons (1) à identifier les récepteurs de surface et les molécules de signalisation qui permettent aux cellules épithéliales de reconnaître A. fumigatus et notamment les polysaccharides de sa paroi et (2) à préciser comment les cellules épithéliales contribuent au développement de la réponse immunitaire contre A. fumigatus.

Coordination du projet

Pierre SANCHEZ (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-DELEGATION REGIONALE COTE D AZUR) – Pierre.Sanchez@agencerecherche.fr

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

INSERM U924 INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - DELEGATION PACA
IP INSTITUT PASTEUR
IP INSTITUT PASTEUR
CNRS-DR20 CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-DELEGATION REGIONALE COTE D AZUR

Aide de l'ANR 500 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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