Blanc SVSE 2 - Sciences de la vie, de la santé et des écosystèmes : Biologie cellulaire, développement

Contrôle de l’apoptose ovocytaire et de la différenciation folliculaire au début de la croissance folliculaire ovarienne – EARLYFOLL

Résumé de soumission

Le cadre général du projet EARLYFOLL concerne la biologie de l’ovocyte de mammifères et son rôle dans la différenciation des cellules somatiques du follicule et la fonction endocrine de l’ovaire. Chez la femelle de mammifères, la fertilité dépend étroitement de la réserve de follicules primordiaux qui est constituée au cours de la période périnatale. Dès la formation de cette réserve, les follicules entrent en croissance régulièrement, mais la majorité d’entre eux sera éliminée avant l’ovulation par le processus d’atrésie folliculaire conduisant à la mort de l’ovocyte et des cellules somatiques qui lui sont associées. Contrairement aux cellules somatiques, les mécanismes à l’origine de la mort ovocytaire demeurent très mal connus et peu d’acteurs ont encore été caractérisés à ce jour. Par ailleurs, il a été clairement établi que l’ovoyte joue un rôle essentiel dans le développement harmonieux du follicule jusqu’à l’ovulation en émettant des signaux contrôlant la différenciation et la fonction endocrine des cellules de la granulosa. Pourtant, les conséquences de la perte ovocytaire sur le destin du compartiment somatique et ainsi sur l’endocrinologie ovarienne ont été très peu étudiées. L’objectif du projet EARLYFOLL est double. Il vise 1) à caractériser les mécanismes moléculaires responsables de l’intégrité du génome et de la mort cellulaire de l’ovocyte et 2) à mieux comprendre les rôles de l’ovocyte dans le début de la croissance folliculaire et dans la fonction endocrine de l’ovaire. Pour cela, EARLYFOLL dispose de deux modèles uniques de souris génétiquement modifiées chez qui les gènes Mdm2 et Omcg1, impliqués respectivement dans la régulation de P53 et dans le maintien de l’intégrité du génome, ont été invalidés spécifiquement dans l’ovocyte. L’originalité de ces modèles, conduisant tous deux à une stérilité, est de présenter une perte massive d’ovocytes au début de la folliculogenèse, i.e. aux stades primaire-secondaire, une période qui n’a été encore que très peu étudiée. Sur ces modèles et de façon comparative, nous analyserons les mécanismes à l’origine de la perte ovocytaire, en recherchant en particulier le rôle des membres de la famille p53. Pour cela, outre des approches pharmacologiques, nous transférerons ces mutations dans un fonds déficient pour p53 ou p63. Une analyse transcriptomique sur les ovocytes isolés nous permettra d’identifier la signature moléculaire des ovocytes engagés dans le processus de mort cellulaire. Nous analyserons par ailleurs et de façon comparée, la différenciation des cellules somatiques en absence d’ovocytes par des approches in situ, complétées par l’analyse de leur transcriptome. Nous étudierons également l’activité endocrine de l’ovaire. En effet, nos premiers résultats montrent que, contrairement aux femelles mutantes pour Mdm2, celles déficientes pour Omgc1, bien que stériles, présentent des signes d’activité stéroidogène se traduisant par une modification cyclique de l’épithélium vaginal et un comportement de réceptivité sexuelle. Déterminer l’origine du maintien surprenant de cette cyclicité, en absence de croissance folliculaire terminale et de différenciation lutéale, devrait apporter un éclairage inédit sur la fonction ovarienne. Le projet EARLYFOLL, qui réunit des compétences conceptuelles et expérimentales complémentaires dans le domaine de la fonction ovarienne, devrait permettre une analyse intégrée de ces modèles uniques de déplétion ovocytaire, depuis les études de signature génique par transcriptomique jusqu’à une analyse de la fonction endocrine de l’ovaire. Il devrait ainsi fournir des données nouvelles sur le dialogue ovocyte-granulosa susceptibles de faire progresser la compréhension des troubles de la fertilité femelle.

Coordination du projet

Michel Cohen-Tannoudji (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR OUEST ET NORD) – m-cohen@pasteur.fr

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

CNRS CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR OUEST ET NORD
CEA COMMISSARIAT A L'ENERGIE ATOMIQUE ET AUX ENERGIES ALTERNATIVES ET AUX ENERGIES ALTERNATIVES - DIRECTION DU CENTRE DE FONTENAY-AUX-ROSES
Université Paris 7 UNIVERSITE DE PARIS 7
INRA INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE - CENTRE DE RECHERCHE DE TOURS

Aide de l'ANR 553 744 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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