Blanc SIMI 6 - Sciences de l'information, de la matière et de l'ingénierie : Système Terre, environnement, risques

El-Niño : leçons du passé à partir de simulations et d’observations – ELPASO

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Résumé de soumission

El-Niño/Southern Oscillation (ENSO) est le principal mode de variabilité des régions tropicales (Philander, 1990). Il résulte du fort couplage entre l’océan et l’atmosphère et se produit tous les 2 à 7 ans. Ses effets ont une forte répercussion sur l’économie de nombreuses régions tropicales, ce qui explique la forte mobilisation pour mieux l’observer, comprendre son développement et en améliorer la prévision (McPhaden et al. 2006). Il y a cependant de nombreuses incertitudes concernant son évolution future. Le dernier rapport du GIEC indique que les différentes projections climatiques suggèrent que ce type d’événement continuera à se produire, mais sans pouvoir donner d’indication fiables sur l’évolution de l’amplitude et de la fréquence des événements pour le 21ème siècle (Meehl et al., 2007).
L’amélioration des projections d’ENSO est une préoccupation majeure des prochaines années. Une bonne représentation des caractéristiques du climat actuel et de sa variabilité de garanti cependant pas que les caractéristiques simulées pour le futur soient fiables. Le projet ELPASO propose d’utiliser l’information apportée par l’étude des ENSO passés en utilisant différentes archives climatiques et des simulations numériques, suivant l’approche fructueuse développée dans le Paleoclimate Modeling Intercomparison project (PMIP). Par rapport aux études antérieures le projet apportera une forte synergie entre l’étude des paléo ENSO, la compréhension de la dynamique d’ENSO issue de l’étude du climat actuel, et des changements projetés dans les caractéristiques d’ENSO et de ses téléconnexions. Ce type de projet est possible grâce à l’accroissement d’archives climatiques offrant une résolution saisonnière à décennale, complétant les données permettant de caractériser l’état moyen. Ainsi, les objectifs complémentaires de ELPASO sont :
1) De mieux comprendre les relations entre ENSO et l’état moyen en explorant les caractéristiques d’ENSO et de ses téléconnexions dans différents contextes climatiques.
2) De développer un ensemble de “métriques” à partir de la connaissance des mécanismes mis en jeu et des données paléoclimatiques pour tester la capacité des modèles de climat à reproduire la variabilité ENSO et ses téléconnexions avec la mousson dans un climat différent du climat actuel.
Pour atteindre ces objectifs, le projet s’appuie sur l’ensemble de simulations multimodèles réalisées en vue du prochain rapport du GIEC pour 4 périodes climatiques contrastées (le climat pré-industriel, le climat futur, l’Holocène moyen et le Dernier maximum glaciaire). Ces périodes sont complétées par le début de l’Holocène, l’Holocène récent et une période de forte mousson en climat glaciaire (32 ka) pour étudier les relations entre l’ENSO et l’état moyen entre des périodes pour lesquelles les variations d’ensoleillement ont amplifié ou amorti la mousson d’été de l’Hémisphère nord. Le consortium rassemble des spécialistes de la modélisation des climat passés, présent et future, et des spécialistes de différentes archives climatiques, combinant des archives à haute résolution temporelle telle que les coraux, les coquilles, les speleothemes et les sédiments laminés pour étudier la variabilité interannuelle à multidecennale et des archives de plus basse résolution temporelle comme les sédiments marins, les moraines, les carottes de glaces alpines et les sédiments lacustres pour étudier l’état moyen. Les principales régions étudiées sont les océans Pacifique et Indien et les régions affectées par la mousson en Afrique, en Inde et en Amérique du Sud. La stratégie proposée permettra de développer une suite d’indicateurs de complexité croissante pour évaluer la représentation d’ENSO et de ses changements dans les simulations. Les résultats apporteront ainsi un regard critique sur les projections climatiques grâce à une meilleure compréhension des variations passées.

Coordination du projet

Pascale BRACONNOT (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - Délégation Régionale Ile-de-France Secteur Sud) – pascale.braconnot@lsce.ipsl.fr

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

CNRS DR12 _ CEREGE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - Délégation Provence et Corse
LOCEAN INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT - IRD
LSCE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - Délégation Régionale Ile-de-France Secteur Sud
EPOC UNIVERSITE BORDEAUX 1
ISEM CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - Délégation Languedoc-Roussillon

Aide de l'ANR 770 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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