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Instances religieuses et d'origine confessionnelle sur les routes de la migration africaine – MIGRELI

Résumé de soumission

Instances religieuses et d'origine confessionnelle sur les routes de la migration africaine. Depuis les années 1990, les migrations internationales au départ de l'Afrique subsaharienne se recomposent pour atteindre les « forteresses du Nord » et la migration par étapes via le Sahara redevient un scénario fréquent. À partir des années 2000, le contrôle croissant exercé aux frontières de l'Europe oblige les migrants a prolonger leur séjour dans certains lieux et à passer de plus en plus de temps sur les routes. Dorénavant ils s'installent dans les pays du monde arabe jusque là considérés comme des espaces de transit et très rarement étudié comme des lieux d?ancrage. Des travaux récents permettent de prendre la mesure de l'intensification et de la réorientation des migrations africaines. Or paradoxalement, la connaissance des réseaux et acteurs sociaux de plus en plus impliqués dans l'animation de ces territoires investis par les migrants demeure encore très partielle. Dans ce contexte, nous nous intéresserons aux instances religieuses (musulmanes et chrétiennes) ou d'origine confessionnelle qui s'établissent sur les routes migratoires et les recomposent. De Caritas en passant par les églises pentecôtistes transnationales, les universités islamiques, les associations caritatives et les commerces d?articles religieux, il existe différents niveaux d'organisation participant ainsi, chacun à leur manière, à la construction d'un véritable marché des biens religieux. Sont-elles pour autant des entreprises religieuses à la recherche de nouveaux fidèles ? Charité, solidarité, concurrence, rationalité économique, quelles motivations mettent en avant ces organisations ? Espaces ressources, lieux d'accueil, de rencontres, de prière, de soins ou de revendications, centre d'accès aux droits, à l'éducation, comment s'organisent ces instances sur les routes de la migration africaine dans les villes de transit et les villes de départ qui se transforment d?ailleurs le plus souvent en villes de transit ? Ce programme s'organisera autour de trois pôles, traités à partir des villes du Caire, de Ouagadougou, de Tunis et de Gao, à partir desquels nous pouvons observer une combinaison d?équipements religieux, d?espaces religieux, de réseaux, d?acteurs, de commerce d?articles religieux qui nous fait préjuger de la naissance d?un marché du religieux qui ferait centralité dans les parcours de migrants. L?enjeu de ce programme MIGRELI est en définitive d?apporter un éclairage inédit sur les articulations et les porosités croissantes entre migration, religion et commerce à partir des territoires africains. 1er Pôle : Réseaux religieux et migration Des structures religieuses favorisent certaines routes migratoires en proposant notamment une offre de formation souvent rémunérée dans des lieux spécifiques. Pour cela elles mettent en place des réseaux leur permettant de se développer et de recruter des fidèles, des élèves et des mécènes. Nous observerons ces mouvements à partir du Caire, du Gao, de Tunis et de Ouagadougou afin de comprendre comment s?opèrent du départ jusqu?à l?arrivée et durant les transits les recrutements des volontaires. 2ème Pôle : Evolution et nouvelles productions religieuses. En réponse aux migrations internationales, les institutions religieuses ou ONGc s?adaptent et se réorientent vers d?autres territoires. D?un côté les migrants originaires d?Afrique Subsaharienne investissent certains territoires voire re dynamisent des espaces religieux en désuétude, d?un autre les organisations religieuses ou d?origine confessionnelle revisitent leurs stratégies d?implantation en s?établissant de plus en plus souvent dans les lieux de migration, participant ainsi à la recomposition des parcours migratoires. Le projet MIGRELI a pour ambition de présenter un état des lieux des relations entre les espaces religieux dans les lieux de transit et d?installation des migrants afin de répondre à la principale hypothèse de l?émergence d?un marché des biens religieux sur les routes de la migration africaine. 3ème Pôle : Commerce et marché des biens religieux. Face à cette offre et cette demande de religion (Chrétienne et musulmane) des filières commerçantes s?organisent. De la Chine jusqu?en Egypte et vice-versa mais aussi vers l?Afrique subsaharienne, le commerce des articles religieux (livres, effigies de marabouts, chapelets, croix, tapis de prières?) est en pleine expansion. Nos enquêtes montrerons en quoi ces filières rencontrent la migration. Nous essaierons ainsi de mesurer le poids de l?identité religieuse dans la constitution de certaines filières commerciales. Á partir d?enquêtes qualitative, d?un recensement précis des instances repérés, d?une spatialisation des implantations et des stratégies des organisations et des migrants, les membres de l?équipe vont répondre à ces questionnements.

Coordination du projet

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

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Début et durée du projet scientifique : - 0 Mois

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