EMERGENCE-BIO - Emergence et maturation de projets de biotechnologie et de Technologie pour la santé à fort potentiel de valorisation

Méthode de criblage d'agents thérapeutiques favorisant la formation de conjugués entre cellules effectrices et cellules cibles sensibilisées par des anticorps monoclonaux recombinants et opsonisées ou non par le C3bi – ADJUMAb

Résumé de soumission

Les anticorps monoclonaux (Acm) recombinants constituent un secteur très dynamique de l'industrie pharmaceutique, avec un total de 21 Acm commercialisés et pas moins de 200 molécules candidates testées actuellement dans le cadre d'études cliniques. Ce secteur peut encore largement progresser puisque les Acm actuellement disponibles ne traitent qu'un petit nombre de maladies et que, parmi les patients ainsi traités, une proportion significative ne répond pas au traitement. Il y a donc un fort besoin de technologies et/ou de molécules améliorant l'efficacité des Acm thérapeutiques. Une première approche a consisté à humaniser les Acm, à l'origine produits chez la souris. Les modèles animaux étant peu adaptés à l'étude des Acm recombinants humanisés, l'utilisation de modèles cellulaires in vitro est devenue une méthode de criblage privilégiée, pourvu que ces modèles respectent parfaitement les modes d'action supposés des Acm chez l'Homme. Avec la découverte du premier facteur génétique polymorphisme de FCGR3A) associé à la réponse au rituximab et à plusieurs autres Acm thérapeutiques, notre équipe a introduit avec succès une approche pharmacogénétique qui a conduit à identifier l'interaction entre la portion Fc des Acm et le récepteur FcgRIIIa comme un élément clé de la réponse clinique. Des sociétés de biotechnologies ont par la suite sélectionné des Acm ayant une meilleure affinité pour FcgRIIIa, en se fondant sur des modèles in vitro appropriés. De tels Acm sont actuellement testés dans des essais cliniques de phases I et II.
Cinq ans après cette première découverte, notre équipe vient d'identifier un second facteur génétique associé à la réponse au rituximab (aucune information n'a pour l'instant été divulguée). Ce nouveau facteur génétique ouvre des perspectives prometteuses quant au développement de stratégies thérapeutiques visant à l'amélioration des traitements par Acm cytolytiques
puisqu'il révèle un nouveau mode d'action possible pour ces molécules. Nous nous sommes donc rapidement attachés à mettre au point un modèle in vitro totalement innovant permettant l'étude de ce nouveau mécanisme d'action. Les données expérimentales acquises à ce jour fournissent déjà la preuve de concept que le modèle est adapté à cette exploration.
Notre objectif est donc, à présent, de fournir aux entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie un test in vitro optimisé, validé et standardisé pour le criblage de médicaments adjuvants et/ou d'Acm modifiés. Le programme scientifique va tout d'abord s'attacher à définir les meilleures conditions expérimentales possibles, permettant d'améliorer la facilité de mise en œuvre, la précision et la reproductibilité du test. Il sera également consacré au criblage de molécules adjuvantes potentielles et d'Acm modifiés. A la fin du projet, des brevets seront déposés concernant ce modèle et/ou les produits qu'il permettra d'identifier, et un transfert
de cette technologie vers un partenaire industriel sera envi

Coordination du projet

Hervé WATIER (Université)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 207 584 euros
Début et durée du projet scientifique : - 24 Mois

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