BLANC - Blanc

Facteurs d'origine végétale et animale impliqués dans la transmission des phytovirus par puceron – Virus-vection

Résumé de soumission

1- Contexte scientifique et objectifs du projet - Les déterminants viraux intervenant dans les mécanismes de transmission des virus de plante par des vecteurs ont été largement étudiés ces dernières années. A l'inverse, très peu d'études ont été menées sur la recherche et l'identification des facteurs cellulaires d'origine animale (provenant des vecteurs) ou végétale (provenant de la plante) susceptibles d'intervenir dans les mécanismes de transmission. Le projet développé ci-après vise à identifier les partenaires moléculaires non-viraux potentiellement impliqués dans l'acquisition du virus dans la plante, dans sa rétention dans le vecteur et dans l'étape finale d'inoculation à une nouvelle plante. - L'originalité de ce projet réside entre autre dans le développement simultané de cette approche sur deux virus possédant le même vecteur aérien, le puceron Myzus persicae, mais utilisant deux modes de transmission différents et ayant une spécificité cellulaire dans l'hôte végétal également distincte: un mode de transmission non-circulant et une localisation dans tous les types cellulaires de la plante pour le CaMV, et un mode de transmission circulant avec une localisation restreinte aux cellules du phloème pour le polérovirus CABYV. - - 2- Description du projet, méthodologie - Le projet consistera à identifier par différentes approches cellulaires, biochimiques ou protéomiques, ainsi que génétiques, les facteurs cellulaires interagissant avec les virus dans la plante ou dans le puceron, et étant spécifiquement impliqués dans le succès de la transmission. Une fois identifiés, ces facteurs seront caractérisés. - Leur rôle dans la transmission sera analysé en évaluant l'effet d'une absence ou d'une concentration accrue du facteur candidat. Dans la plante, la synthèse des protéines cellulaires identifiées pourra être soit inhibée (mutant knock-out d'A. thaliana), soit augmentée. Selon la nature des candidats dans le puceron, la validation ultime de leur rôle dans la transmission sera réalisée par des tests de transmission en leur présence/absence (si la nature des récepteurs est protéique), soit en utilisant différents compétiteurs ou drogues permettant de bloquer leur action. La localisation cellulaire sera étudiée en utilisant différentes approches de microscopie : électronique ou à fluorescence. - - 3- Résultats attendus - Ce projet devrait conduire à l'identification de composés non viraux impliqués dans la transmission des virus de plante par puceron, et permettra une meilleure compréhension des interactions très étroites qui s'établissent au sein du complexe « plante/virus/vecteur » et qui conditionnent in fine la propagation des infections virales dans les cultures. Il faut préciser que le concept de l'implication de facteurs de plante dans la transmission des phytovirus par vecteur est innovant et n'est abordé à notre connaissance par aucune autre équipe dans le monde, et que la nature des récepteurs chez les vecteurs demeure la « boite noire » de ce domaine scientifique. - La caractérisation moléculaire et cellulaire des protéines de plante en relation avec la transmission devrait également nous permettre d'identifier des mécanismes cellulaires permettant au virus d'adapter sa localisation cellulaire à une efficacité vectrice maximale. - La caractérisation de tels facteurs non viraux permettra de développer de nouvelles méthodes de lutte contre ces virus, basée sur le blocage de l'acquisition du virus dans la plante ou de son inoculation par le puceron. La potentialité de l'existence d'étapes communes pour différents virus, partageant ou non le même mode de transmission, permet, de plus, d'envisager la mise en place de méthodes de lutte à large spectre. - ...

Coordinateur du projet

Monsieur Stephane Blanc (INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE - CENTRE DE MONTPELLIER)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE - CENTRE DE MONTPELLIER
INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE - CENTRE DE RECHERCHE DE COLMAR

Aide de l'ANR 350 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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