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DENRÉES ET CULTURES NOUVELLES : PERCEPTIONS ET LECTURES CROISÉES AUTOUR DES FRUITS DE LA MÉDITERRANÉE HISTORIQUE – FRUCTIMEDHIS

Résumé de soumission

En France comme à l'étranger (Angleterre, Belgique...), la naissance de l'archéologie du champ, portée depuis dix ans par l'archéologie préventive, l'émergence des sciences biologiques comme outil de recherche en archéologie des périodes historiques, la relecture des textes antiques et médiévaux, l'exploitation de sources peu utilisées jusqu'ici en histoire des techniques agraires (iconographie, recettes culinaires, documentation notariale etc.) ont conduit à renouveler les connaissances et à porter une meilleure appréciation sur les rythmes agraires de l'économie occidentale entre l'Âge du Fer et les Temps Modernes (Flaran 10, 1988). Ce contexte scientifique récent permet de reprendre, en l'abordant et en le posant différemment, le problème majeur de l'introduction de plantes et de denrées nouvelles car elles accompagnent fréquemment le dynamisme de populations en pleine expansion et elles sont considérées comme un élément crucial de croissance et d'innovation agricoles (Meiller et Vannier 1991, Flaran 12 1992). - En effet, on peine encore à apprécier le poids réel de ce dernier facteur et encore plus à comprendre les mécanismes d'acclimatation, d'importation, de transmission qui président à la mise en culture de ces plantes nouvelles. De ce point de vue, la notion de nouveauté et de sa perception au travers d'une palette de sources diverses, archéologiques, archéobotaniques, textuelles et iconographiques sera au centre des préoccupations. En multipliant les approches sur un même objet d'étude, il s'agit de comprendre un phénomène capital qui s'intègre dans une réflexion plus large sur les facteurs de la croissance agricole et l'impact réel de l'introduction de plantes et de denrées alimentaires dans l'économie et la société occidentale à des moments clefs ou considérés comme tels de son histoire. C'est pourquoi le projet est centré sur l'Antiquité et le Moyen Âge et concerne uniquement la Méditerranée nord-occidentale, Catalogne et France méridionale au premier chef. Même ainsi borné, ce questionnement scientifique ambitieux ne saurait être traité intégralement en 36 mois. C'est pourquoi le projet, sans exclure d'autres espèces, se focalisera en priorité sur les fruits, non au sens botanique habituel du terme, mais au sens alimentaire, ce qui élargit la définition et englobe en outre les fruits-légumes (Cucurbitacées), les fruits condimentaires ou les fruits aromatiques (olive, myrte etc...). - Le premier point à éclaircir est de dater et de repérer les critères du caractère nouveau d'une espèce ou d'un produit : à partir de quel moment et dans quel contexte social et culturel un fruit est-il considéré comme nouveau ? Quand il est décrit, figuré, consommé, cultivé, domestiqué, acclimaté, adapté ? Quelle tranche de la société est concernée par cette nouveauté ? Le second point est la manière dont ces nouveaux fruits sont intégrés dans l'économie et la société occidentales : quels sont les moyens techniques de leur adoption dans les systèmes agraires et les canaux de migration/transmission/diffusion/acculturation ? Ces questions sollicitent des recherches à plusieurs voix sur le statut technique, écologique, botanique, agronomique, culturel et social des fruits venus d'ailleurs. Elles exigent la construction de protocoles d'études, de référentiels et d'outils performant, seule manière d'étayer une chronologie fiable. Pour répondre à ces interrogations, les recherches se concentreront sur des essences référence, des zones-laboratoires et des problématiques ciblées qui constitueront le support de recherches pluridisciplinaires plus nourries, le projet espère faire suffisamment progresser les connaissances pour tenter à terme un essai de synthèse. - Le groupe qui porte ce projet est constitué de chercheurs venus d'horizon très divers : historiens, archéologues, bioarchéologues, iconographes. Une telle lecture croisée exige également une critique des sources et des échelles de résolution fort différentes. - Cette équipe plurid

Coordination du projet

Aline DURAND (Organisme de recherche)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR PARIS A

Aide de l'ANR 180 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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