MRAR - Programme pluriannuel de recherche sur les maladies rares

Etude épidémiologique, immunologique, microbiologique et génétique de l'histiocytose langerhansienne – EPI-LCH 2005

Résumé de soumission

L’histiocytose langerhansienne est caractérisée par la prolifération et/ou l’accumulation de cellules de Langerhans. Elle constitue la seule maladie humaine caractérisée des cellules dendritiques. Il s’agit d’une maladie survenant le plus souvent chez l’enfant, entre 0 et 4 ans. Son incidence est estimée à environ 1 cas par million d’habitant par an en France. Les infections virales, en particulier des virus du groupe herpes, sont proposées comme facteur d’aggravation ou de déclenchement de la maladie.Il s’agit d’une maladie systémique. Tous les organes peuvent être touchés lors de son evolution. L’os, la peau, le poumon, le foie, le tube digestif, le système nerveux central et le système hématologiques peuvent être atteints. Les atteintes hématologique, hépatique, pulmonaire engagent le pronostic vital dans 15 % des cas. L’atteinte hypophysaire entraîne des séquelles permanentes (diabète insipide). La forme pulmonaire de l’adulte est en général limitée à cet organe et associée au tabac. Au cours des 10 dernieres années, l’équipe 1 a organisé une cohorte nationale de patients, et a réalisé des avancées importantes dans la description de l’histoire naturelle de la maladie. L’équipe 2 a contribué à la connaissance de la physiopathologie de cette maladie des cellules dendritiques, ainsi qu’à la biologie des cellules dendritiques normales. Sur la base de ces acquis, nous avons comme objectif ambitieux d’identifier en population les déterminants immunologique, microbiologique, et genetiques de l’Histiocytose Langerhansienne.Le présent projet est donc porté par quatres equipes, un réseau clinique (equipe 1) et des équipes de recherche en épidémiologie (équipe 4), en immunologie (équipe 2) et en virologie (équipe 3). Un premier objectif est de déterminer l’épidémiologie descriptive (Incidence / prévalence/ distribution géographique) de la maladie, à partir de 2000, en croisant les différentes sources d’informations disponibles et rechercher systématiquement les facteurs de risque de la maladie. Un deuxième objectif est d’identifier des agents infectieux associés à L’histiocytose langerhansienne, et leur role dans la maladie. En particulier, nous nous interesserons aux herpes virus, et au virus d’Ebstein-Barr (EBV).Un troisième objectif de ce travail est d’identifier des familles consanguines ou multiplex pour rechercher des genes de susceptibilité par une approche génétique classique. Dans le même temps, nous utiliserons une stratégie géne candidat fondée sur les connaissances de la physiopathologie de la maladie.Le quatrième objectif est d’étudier des mécanismes physiopathologiques possibles de la maladie, en particulier lies à la presence de virus, et aux interactions entre cellules dendritiques et lymphocytes T. L’originalité de notre réseau national, qui fonctionne depuis 1995, est d’associer à la fois un recrutement clinique national, multidisciplinaires, adultes et enfants et des équipes de recherche impliquées dans chacun des aspects de ce travail. Notre groupe de travail participe, en animant des protocoles internationaux, à la société histiocytaire, un réseau principalement européen et nord américains. En avril 2005, 717 patients avaient été identifies en France et la plupart des cas confirmés par un panel de pathologistes.

Coordinateur du projet

CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE NANTES (CHU) (Divers public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - ADR PARIS VII - ADR 12
INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - Délégation régionale Paris V
CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE NANTES (CHU)

Aide de l'ANR 398 760 euros
Début et durée du projet scientifique : - 0 Mois

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