MIIM - Microbiologie - immunologie

Etude du rôle des protéines PGRP dans la réponse immunitaire de la drosophile – droso PGRP

Résumé de soumission

Les invertébrés disposent d'un système immunitaire inné dont les mécanismes effecteurs sont la phagocytose par les plasmatocytes, la coagulation, et la synthèse de peptides antimicrobiens. Deux voies de signalisation indépendantes, nommées Toll et IMD contrôlent la transcription de la grande majorité des gènes induits par l'infection. La réponse aux bactéries à Gram négatif, et donc la synthèse des peptides correspondants, est sous le contrôle de la voie IMD. Des drosophiles porteuses de mutations dans les gènes de cette voie sont fortement et spécifiquement sensibles aux infections par les bactéries à Gram-négatif. La cascade Toll joue elle un rôle central dans la réponse contre les bactéries à Gram-positif et les champignons. Ces deux cascades de signalisation présentent de fortes similarités avec les voies Interleukine-1/Toll-Like-Receptors et TNF-a respectivement.
Encore récemment, les mécanismes qui permettent la reconnaissance des microorganismes et donc un déclenchement approprié des voies de signalisation demeuraient inconnus. Des travaux menés sur une famille de protéines appelée PGRP ont permis de jeter un regard nouveau sur cette étape. En 2001, nous avons pu apporter la preuve que la protéine PGRP-SA agit comme un récepteur circulant pour certaines bactéries à Gram-positif. Les drosophiles portant une mutation dans ce gène sont incapables d'activer la voie Toll lors d'une infection par les bactéries à Gram-positif et succombent rapidement à ce type d'infection. Quelques mois plus tard, plusieurs équipes démontraient qu'un autre membre de la même famille, PGRP-LC, assure une fonction identique pour les bactéries à Gram-négatif en amont de la voie IMD.
Par une approche multi-disciplinaire associant des équipes aux compétences complémentaires (génétique de la drosophile, biochimie des protéines, cristallographie, microbiologie) nous analyserons les mécanismes moléculaires à la base de la reconnaissance des motifs microbiens par les PGRPs. Dans une seconde partie, nous aborderons une thématique totalement nouvelle qui propose d'étudier les liens potentiels entre la réponse immunitaire et le développement chez la drosophile. Des résultats acquis par l'équipe Royet, indiquent qu'une réponse immunitaire non précisément contrôlée interfère avec le developpement et peut engendrer des anomalies morphologiques. Plusieurs membres de la famille des PGRPs, dont certains possèdent une activité enzymatique, semblent être directement impliqué dans cette étape de rétrocontrôle. Chez les mammifères,l'absence d'un contrôle efficace de la réponse immunitaire peut également avoir des effets délétères. L'étude proposée permettra de déterminer si les mécanismes moléculaires du contrôle de la réponse immunitaire ont été conservé au cours de l'évolution.

Coordination du projet

Julien ROYET (Organisme de recherche)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 210 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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