MIIM - Microbiologie - immunologie

Nouveaux modèles de souris knockin permettant l'étude de la dynamique et de la fonction des cellules dendritiques in vivo: leur application à l'étude des réponses immunitaires dirigées contre Brucella abortus. – DCINVIVO

Résumé de soumission

L'analyse des réponses immunitaires a grandement bénéficié d'approches menées in vitro. Cependant, l'analyse des mécanismes conduisant à la mise en place de réponses immunitaires protectives vis-à-vis de pathogènes ne peut découler que d'approches systémiques nécessitant l'étude in situ de ces réactions complexes. Dans le cadre du présent appel à projets, nous comptons développer cinq modèles de souris knock-in, permettant de suivre in vivo le déroulement des réponses immunitaires, et plus spécifiquement le rôle joué par les cellules dendritiques. Compte tenu de l'expertise de l'équipe 2, les outils génétiques innovants, développés par l'équipe 1, seront appliqués à l'étude de l'immunité et de la résistance vis-à-vis de Brucella abortus.
De nombreuses études ont contribué à disséquer les mécanismes complexes au travers desquels les cellules dendritiques « maturent » lorsque confrontées à un pathogène. Les cellules de Langerhans (LCs) constituent un sous-ensemble de cellules dendritiques qui constituent un réseau important au niveau des épithéliums qui bordent la cavité buccale et les voies respiratoires. Bien que ces cellules aient été utilisées depuis fort longtemps comme un paradigme illustrant le comportement des cellules dendritiques, et supposées être responsable de l'échantillonnage des antigènes présents au niveau des barrières épithéliales, la fonction de ces dernières reste largement inconnue. La langerin est une lectine de type C qui est spécifiquement exprimée au niveau des LCs. Nous avons récemment utilisé cette propriété pour construire des souris knock-in exprimant spécifiquement une protéine fluorescente au niveau des LCs. Ces souris nous ont permis de suivre la dynamique des LCs au niveau de l'épiderme, et ce en conditions non inflammatoire et inflammatoire. Par ailleurs un second modèle de souris basé sur le même principe et résultant en l'expression du récepteur pour la toxine diphtérique humaine au niveau des LCs, nous a permis de montrer que ces dernières n'étaient pas nécessaires à la mise en place de réactions d'hypersensibilité retardée.
Le présent projet de recherche capitalise sur l'expertise que nous avons acquise durant l'étude des DCs de ces deux lignées de souris knock-in (équipe 1) et des interactions entre Brucella et les cellules qui les hébergent (équipe 2). Il est également important de souligner son caractère particulièrement « physiologique ». En effet, les épithélia qui bordent les organes cibles de Brucella (cavités orales et pharyngées, poumons, peau lésée) sont très riches en LCs. Les cinq nouveaux modèles de souris knock-in que nous comptons développer ainsi que le choix de Brucella abortus devraient donc nous mettre en excellente position pour comprendre le rôle joué par ce compartiment important de cellules dendritiques au cours des infections bactériennes.

Coordination du projet

Bernard MALISSEN (Organisme de recherche)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 420 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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