MIIM - Microbiologie - immunologie

Bordetella pertussis atténuée vivante pour une vaccination nasale contre la coqueluche – BPVAC

Résumé de soumission

La coqueluche, causée par Bordetella pertussis, est une maladie sévère de l’enfance et responsable d’une importante mortalité avant l’introduction de stratégies vaccinales effectives. Depuis l’introduction de la vaccination, l’incidence a fortement diminué, mais augmente à nouveau depuis une vingtaine d’années, même dans des pays à bonne couverture vaccinale. Elle est toujours responsable de plusieurs 100.000 morts par an. La vaccination commence généralement à 2 mois et la protection nécessite au moins 3 immunisations. Les enfants ne sont donc pas suffisamment protégés avant 6 mois, un âge où la maladie est particulièrement meurtrière. Des vaccinations précoces avec des vaccins actuellement disponibles ne résoudraient pas le problème, car le système immunitaire des jeunes enfants est considéré trop immature. Cependant, une infection naturelle, même à 2 semaines induit une bonne réponse immunitaire, suggérant qu’une administration nasale d’un vaccin vivant pourrait induire une immunité très tôt dans la vie. Afin de tester cette hypothèse, nous avons construit une souche atténuée, appelée BPZE, qui est toujours capable de coloniser et d’induire une immunité protectrice chez la souris, mais ne cause plus d’inflammation au niveau du poumon, contrairement à une souche sauvage. Une seule administration nasale de BPZE induit une protection totale chez les souris de 3 semaines, alors qu’une vaccination avec 2 doses des vaccins disponibles n’induit qu’une immunité partielle. L’objectif de ce projet est de caractériser l’immunité protectrice induite par BPZE et d’évaluer sa sécurité. Toutes les expériences seront faites sur des souris de 3 semaines et adultes (8 semaines). D’abord nous établirons la ligne de base en déterminant les doses bactériennes à utiliser ultérieurement. Des souris Balb/C seront infectées avec différentes doses de B. pertussis sauvage ou BPZE, et la charge bactérienne, la pathologie et les réponses immunitaires seront mesurées en fonction du temps. La protection sera évaluée afin d’établir un indice de protection et de le comparer à ceux des vaccins actuellement disponibles. La longévité de la protection induite par BPZE sera comparée à celle des vaccins disponibles sur une période d’un an. La sécurité sera abordée de deux manières. Des souris immunodéficientes (SCID, Balb/C nu/nu, µMT, CD4-/-, IFN-g-/-, IFN-gR-/-) seront infectées avec BPZE à des doses différentes et la charge bactérienne et la pathologie seront évaluées dans différents organes. Un effet potentiel sur des pathologies non reliées, comme celles induites par des allergènes sera évalué dans un modèle murin d’affections allergiques à l’ovalbumine. Enfin, des puces à ADN seront utilisées pour étudier l’effet de l’infection par BPZE sur le transcriptome de cellules humaines épithéliales et mononucléaires de sang périphérique. Nous seront particulièrement attentifs aux molécules pro-inflammatoires.

Coordination du projet

Camille LOCHT (Organisme de recherche)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

INSTITUT PASTEUR DE LILLE

Aide de l'ANR 360 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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