MIIM - Microbiologie - immunologie

Mutagenese chimique chez Anopheles gambiae - analyse genetique de la competence du vecteur vis-a-vis de Plasmodium – AnoGenScreen

Résumé de soumission

Avec 500 millions de cas par an et près de 2 milliards de personnes à risque, le paludisme est actuellement l'un des plus grands fléaux de l'humanité. Cette maladie est provoquée par des parasites protozoaires du genre Plasmodium et est transmise à l'homme par des moustiques anophèles. Parmi ceux-ci, Anopheles gambiae est l'un des principaux vecteurs du paludisme en Afrique,. Les interactions moustique - parasite représentent un aspect critique dans la transmission de la maladie, et donc une cible prometteuse pour de nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme. Dans ce projet, nous proposons de développer de nouveaux outils pour l'analyse génétique du moustique afin d'identifier les molécules clés qui contrôlent la capacité vectorielle des moustiques, c'est-à-dire leur aptitude à transmettre le parasite.
Le développement du parasite au sein du moustique représente un modèle remarquable pour l'étude de la réponse immunitaire du moustique. En effet, l'anophèle est capable de limiter activement le développement du parasite. Cependant les mécanismes moléculaires qui sous-tendent cette réponse antiparasitaire restent à ce jour largement inconnus. Actuellement l'analyse fonctionnelle du système immunitaire des moustiques se fonde sur des méthodes d'analyse génétique inverse, à savoir l'interférence à ARN et la transgenèse. Néanmoins ces approches sont limitées par le nombre de gènes testables et elles requièrent des connaissances a priori sur la fonction présumée de ces gènes. Notre objectif est donc de mettre en œuvre une méthode d'analyse génétique directe afin de comprendre intégralement la réponse immunitaire de l'anophèle vis-à-vis du parasite, et en particulier, les facettes non soupçonnées de cette réponse.
C'est pour cette raison que nous avons décidé d'utiliser la mutagenèse chimique, qui est un outil de génétique très puissant, permettant d'identifier la plupart des gènes impliqués dans un processus biologique. Cette méthode n'a jamais été employée de façon systématique chez le moustique. Nous nous attacherons plus particulièrement à l'étude du développement du parasite au niveau de l'intestin du moustique, là où la réponse immunitaire est la plus efficace et où le nombre de parasites est réduit à son minimum. Notre projet repose sur trois objectifs principaux :
(i) Le développement d'une méthode de mutagenèse chimique chez A. gambiae;
(ii) L'identification par criblage des mutations qui affectent le développement du parasite chez le moustique;
(iii) La localisation et l'identification des mutations sélectionnées.
Nous espérons que les résultats de ce crible permettront de comprendre comment le moustique se défend contre le parasite, ce qui est essentiel pour la conception de nouvelles stratégies de contrôle du paludisme ainsi que des autres maladies infectieuses véhiculées par les insectes.

Coordination du projet

Eléna LEVASHINA (Organisme de recherche)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 210 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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