JCJC - Jeunes chercheuses et jeunes chercheurs

Adaptations génomiques dans la symbiose marine Cnidaire-Dinoflagellé – AGeSyMar

Résumé de soumission

Les symbioses ont un rôle écologique majeur au sein des écosystèmes marins puisqu'elles participent au maintien de la biodiversité marine, notamment par la formation de récifs coralliens. Cependant, la vie en symbiose implique un dialogue constant entre les deux partenaires, dialogue pouvant conduire à une co-adaptation aux niveaux physiologique, biochimique, voire génomique. L'objectif de ce projet est donc d'étudier l'effet des contraintes liées à la vie en symbiose sur les génomes des deux partenaires de l'association. Pour cela nous avons choisi comme modèle de symbiose celle entre un Cnidaire Anthozoaire (l'anémone de mer Anemonia viridis) et son symbiote protiste Dinoflagellé photosynthétique (Symbiodinium sp.). Pour cela, nous proposons un projet en trois volets. Dans un premier temps, nous souhaitons utiliser une approche de génomique fonctionnelle (banques d'ADNc et micropuces à ADN) permettant de mettre en évidence les gènes impliqués dans la formation, le maintien et la rupture de la symbiose. Nous comparerons également les ESTs de cet organisme symbiotique avec le génome d'une anémone non symbiotique (Nematostella vectensis), afin d'évaluer l'impact à long terme de la vie en symbiose sur les génomes. Le deuxième volet de ce projet consistera en l'évaluation du niveau de polymorphisme naturel de ces gènes préselectionnés. Cela nous permettra de mesurer l'impact de cette variabilité sur le fonctionnement de l'organisme symbiotique et d'apprécier si ces gènes sont effectivement soumis à sélection et donc impliqués dans l'adaptation des populations naturelles. Enfin, dans un troisième volet, par une approche fonctionnelle de type biochimique et physiologique, nous déterminerons le rôle des gènes sélectionnés dans les premières parties du projet. Ainsi nous étudierons i) les taux de synthèse traductionnelle ainsi que leur localisation tissulaire à l'aide d'anticorps spécifiques, ii) les modifications post-traductionnelles régulant le rôle de ces protéines d'intérêt (oxydation, nitrosilation, phosphorylation...), iii) les éventuelles variations d'activité enzymatique et d'interactions protéiques impliquées dans la vie en symbiose. Au cours des trois années de ce projet nous souhaitons ainsi caractériser au minimum 5 à 6 gènes d'intérêt. Ceci permettra d'éclaircir les voies métaboliques et de signalisation impliquées dans la formation, le maintien ou la rupture de la symbiose.

Coordination du projet

Paola FURLA (Université)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 150 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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