FLASH JAPON - Great Tohoku Earthquake

Disaster EVAcuation and RiSk PercepTion in Democracies – DEVAST

Analyser les impacts sociaux de la catastrophe du 11 mars 2011 au Japon

Le projet vise à étudier la chaîne d’impacts qui été déclenchée par la catastrophe du 11 mars 2011, depuis l’évacuation des populations touchées par le tsunami et l’accident nucléaire jusqu’à l’évolution de la perception des risques, à la fois dans la société japonaise et à l’étranger.

Comprendre comment les catastrophes extrêmes affectent les démocraties

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9.0 a touché la côte de Tohoku, au nord-est de l’île de Honshu. Le tremblement a déclenché un tsunami dont la hauteur des vagues a atteint 40 mètres à certains endroits. Le bilan humain s’élève à 22 000 victimes et plus de 5 000 blessés, avec plus de 200 000 bâtiments endommagés ou détruits. Le projet DEVAST est un projet de recherche empirique fondamentale qui cherche à collecter des données de terrain sur la catastrophe. <br /> <br />En particulier, le projet s’attache à étudier la chaîne d’impacts qui a été déclenchée par la catastrophe à travers l’ensemble de la société japonaise, depuis la gestion immédiate de l’urgence jusqu’à la perception des risques à long-terme. Un élément essentiel du projet est qu’il cherche non seulement à analyser la réponse immédiate à la catastrophe, mais aussi ses impacts de long-terme dans la société japonaise et à l’étranger. Ces impacts sont donc considérés non seulement au niveau local, mais aussi au niveau international, notamment au moyen d’une comparaison avec la France. <br /> <br />Le projet est organisé autour de deux thèmes centraux : d’abord, il cherche à analyser la réponse à la catastrophe, en se concentrant en particulier sur l’organisation de l’évacuation des populations touchées et leurs perspectives de retour. Ensuite, le projet s’attache à analyser l’évolution de la perception des risques, notamment dans une comparaison avec la France. Cette comparaison permettra de mieux comprendre comment les démocraties gèrent les catastrophes extrêmes, et comment elles sont touchées par celles-ci. <br />

Le projet repose essentiellement sur une recherche de terrain intensive, conduite dans les régions affectées par le tsunami et par l’accident nucléaire. Cette recherche de terrain inclut des entretiens en profondeurs conduits avec les populations déplacées suite à la catastrophe, mais également avec les autorités locales en charge de l’évacuation. Ces entretiens permettront de mieux comprendre la manière dont a été conduite l’évacuation dans différentes zones, ainsi que les perspectives de retour des différentes populations.

Par ailleurs, la recherche cherche également à analyser l’évolution de la perception du risque dans la société japonaise. Cette recherche s’effectuera à la fois au moyen d’entretiens avec des décideurs et des membres de la société civile, mais également grâce à la collecte de matériaux de recherche secondaires. Enfin, une méthodologie similaire sera également appliquée en France, dans une perspective comparative.

L’ensemble des matériaux empiriques collectés seront mis à la disposition du public et des chercheurs sur le site internet du projet.

Le projet débouchera sur plusieurs résultats, qui s’adresseront à la fois à la communauté académique, aux décideurs et au grand public. Tout d’abord, tous les matériaux empiriques seront rassemblés en une base de données publique sur le site internet du projet, www.devast-project.org. Trois articles scientifiques seront également produits, et publiés dans des revues scientifiques de premier rang : l’un portera sur la réponse à la catastrophe, le deuxième sur l’évolution de la perception des risques dans la société japonaise, et le troisième sur la comparaison entre le Japon et la France. Ces articles formeront l’ossature d’un volume collectif qui sera édité au terme du projet, et en présentera les principaux résultats. Différentes notes de recommandations politiques seront également adressées aux décideurs, avec les recommandations-clés du projet. Enfin, un essai photographique sera également publié à destination du grand public.

Plusieurs événements seront également organisés pour valoriser les résultats du projet : le 8 mars 2012, un séminaire public a été organisé à l’Université de Waseda, à Tokyo, à l’occasion du premier anniversaire de la catastrophe. Entre le 17 et 19 septembre 2012, un événement public sera également organisé à Paris à l’occasion de la venue en France des équipes japonaises. Enfin, une conférence finale de clôture du projet sera organisée en janvier 2013 à Tokyo, à l’occasion de la conférence générale du Earth System Governance Project.

Au-delà de l’analyse de la seule réponse à la catastrophe du 11 mars 2011, le projet cherche à comprendre comment des démocraties sont affectées par des catastrophes extrêmes, et comment elles peuvent répondre à celles-ci. Le projet devrait donc permettre de tirer plusieurs enseignements pour l’avenir, à la fois pour l’organisation de l’évacuation des populations et la prévention des risques extrêmes.

Par ailleurs, la mise à disposition des matériaux empiriques bruts via le site web du projet (www.devast-project.org) devrait permettre à la communauté des chercheurs d’exploiter également ces matériaux sous d’autres formats.

Les productions scientifiques du projet sont attendues à partir de juin 2012.

On March 11, 2011 a magnitude 9.0 earthquake struck off the coast of Tohoku, in north-eastern Honshu. The temblor triggered a tsunami that measured more than 40 meters in height in places. More than 15,000 people have been confirmed dead, with another 7,000 missing (feared dead) and more than 5,000 injured. Nearly 200,000 buildings were damaged or destroyed. The proposed project, DEVAST, is a fundamental research project that seeks to collect ephemeral empirical evidence that is at urgent risk of being lost if not collected soon.

DEVAST aims to look at the chain of impacts that was triggered by the earthquake throughout the Japanese society, from the immediate disaster response to the long-term perception of risk. A key innovative component of this project is that it seeks not only to understand the immediate response to the disaster, but also its long-lasting impact in the Japanese society and abroad. Thus These impacts will be considered not only on the local level, but also on the international level, through a comparison with France.

The project is organised around two overarching themes that represent key milestones in the chain of impacts: an analysis of the disaster response, focusing in particular on the management of the evacuation, and the evolution of the perception of risks. Each of these themes constitutes a core task of the project. A third task will then bring together these two themes in a comparative perspective, seeking to analyse how democracies deal with disasters. Finally, a task is devoted to the coordination and management of the project, and a fifth task deals with the dissemination of the project’s results.

Project coordinator

Monsieur François GEMENNE (FONDATION INST RECH DEVELOP DURABLE ET RELAT INTERNAT (IDDRI)) – francois.gemenne@sciences-po.org

The author of this summary is the project coordinator, who is responsible for the content of this summary. The ANR declines any responsibility as for its contents.

Partner

IDDRI FONDATION INST RECH DEVELOP DURABLE ET RELAT INTERNAT (IDDRI)

Help of the ANR 97,550 euros
Beginning and duration of the scientific project: September 2011 - 18 Months

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